Avocats morts pour la France
Citations et décorations :
- Cité à l’Ordre de l’Armée :
« Très bon chef de section. A rendu en tout temps les plus grands services et a fait preuve d'une réelle bravoure. Tombé pour la France pendant un bombardement, alors que méprisant le danger pour lui-même, il s’efforçait de mettre ses hommes à l’abri ». - Croix de guerre
- Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume
- Lettre du sous-lieutenant Jonquet (8 mai 1916)
- Lettre du Colonel du 133ème RI (15 mai 1916)
- Lettre de L. Vayet, capitaine de la 4e compagnie (19 mai 1916)
- Lettre du sous-lieutenant Jonquet (12 juillet 1916)
- Photo du Monument commémoratif de l’Institution Sainte Marie de Riom
- Mémoire des hommes : Ferdinand Jean Joseph Oudoul
JMO 133e RI, 7 mai 1916 - Mémorialgenweb : Ferdinand Oudoul
- Archives départementales du Cantal – registres matricules (n°693) p. 392
- Photo et Notice, Livre d’Or de l’Institution Sainte Marie de Riom (1921)
reproduits avec l'aimable autorisation du chef d'établissement, Mr Frédéric Bec - Gallica : Le régiment des Lions, Histoire du 133e RI pendant la Grande Guerre, voir chapitre X : La Chapelotte, p. 86
- Gallica : Journal officiel du 5 février 1920
- front-vosges-14-18.eu : La Chapelotte
Marcel Oudot, fils unique né le 6 avril 1881, a été élevé par sa mère, son père étant décédé lorsqu’il était très jeune. Après des études au Lycée Condorcet, où il obtient en rhétorique le premier accessit de dissertation française au concours général, il devient bachelier es-lettres à l’âge de seize ans (avec mention).
Marcel Oudot prête serment au Barreau de Paris le 28 novembre 1900. Il est Docteur en droit en 1901. Il s’accorde alors une démission de 2 ans pour préparer et réussir, en 1902, le diplôme de Sciences politiques économiques, avant de se réinscrire au Barreau en 1903. Il était notamment inscrit sur les listes des avocats inscrits volontairement pour plaider des affaires d’assistance publique.
Passionné par le métier des armes, officier de réserve au 37e régiment d’infanterie basé à Nancy, Marcel Oudot, parallèlement à sa carrière d’avocat, suivait dès qu’il le pouvait des cours spéciaux à l’école militaire de Paris. Il voulait pouvoir remplir dignement son devoir le jour où son pays aurait besoin de lui.
En 1914, marié, père de 3 enfants, (dont le dernier né au début de l’année 1914), il part le premier jour de la mobilisation, impatient d’aller au front. Il écrit d’ailleurs à sa femme : « le 237e est parti cet après-midi, tous les hommes couverts de fleurs, des bouquets au bout des fusils, au milieu de l’enthousiasme pour tous. Pour nous, nous restons au dépôt où nous allons avoir beaucoup de travail, pas de danger et beaucoup d’ennuis. Dieu sait quand nous sortirons de Troyes ! ».
Après plusieurs batailles au Moulin des Deux villes, secteur de Petite Maixe, au sud de Nancy, le lieutenant Marcel Oudot, « est tué glorieusement à la tête de sa section » le 1er septembre 1914 : son capitaine écrira à la famille qu’il a été frappé de plusieurs éclats d’obus. « Son corps – précise-t-il- n’avait pu être ramené immédiatement car les hommes étaient en plein combat ». Il avait 33 ans.
Cindy Geraci
Citations et décorations :
- Ordre du 20e corps d’armée, 25 novembre 1914.
« Officier de grande valeur morale et du plus beau courage. Tué glorieusement à la tête de sa section qu'il entraînait dans une attaque contre l'ennemi, le 1er septembre 1914 ».
- Croix de guerre et Légion d’honneur à titre posthume
- Portrait de Paul Oudot
- Nécrologie. Société des anciens élèves et élèves de l'Ecole libre des Sciences politiques - Supplément à la Revue de Sciences Politiques du 15 juin 1916 (extrait)
- Mémoire des Hommes :
JMO du 37e régiment d’infanterie
- Généanet : plaque commémorative dans la commune de Varzy (Nièvre)
- Généalogie :
Site généalogique des familles BRAULT, DESOMBRE, SALMON, LEGRAND, GIANNONI et MILESI (blog de J.P. Milesi) : Famille de Marcel Oudot
Généanet : généalogie de la famille Oudot