Antoine Daumas, né le 9 avril 1855 à Saint Bonnet-le- Bourg dans le Puy de Dôme (Auvergne), avocat, agréé près le tribunal de commerce de Lyon, épouse le 18 novembre 1891, Marie Françoise « Jeanne » Pauline Barry, née le 31 mars 1868 à Pont Saint Esprit (Gard).
De cette union naît à Lyon le 13 septembre 1893 Jean Paul Antoine « Georges ». Après une enfance dans la région lyonnaise, la famille Daumas déménage pour Paris où Georges poursuit sa scolarité, notamment au lycée Condorcet, où il rencontre et lie une véritable et durable amitié avec Paul Weill, son futur confrère au barreau parisien.
Il se fiance en 1911, peu avant son service militaire, avec Germaine Leczinski née le 7 janvier 1892 à Vienne, de confession juive (Autriche), sans profession, fille d’Israel Zelma Leczinski et de Clara Frankl. Son père était décédé lors de son mariage et elle vivait avec sa mère 22 rue de la Victoire à Paris.
Comme les jeunes gens de sa génération, Georges se plie à ses obligations militaires. Il est recruté et incorporé dans l’armée le 28 novembre 1913 et n’a pas terminé sa formation lorsqu’éclate la Première guerre mondiale. En 1918 il est affecté au 19ème escadron, puis nommé brigadier le 5 avril 1919. Démobilisé le 25 novembre 1919, décoré de la croix de guerre, il passe au 13ème régiment d’infanterie le 1er janvier 1920. Georges poursuivra sa formation militaire dans les années 1930 : il est nommé officier interprète et du chiffre de 2eme classe dans l’armée de mer par décret du 19 mai 1932 et immatriculé au bureau maritime de Cherbourg. La carrière militaire de Georges est importante pour lui. Dans la trace de ses aînés, il s’investit dans ses obligations. Il deviendra en 1936 président de l’Association des officiers interprètes / association des interprètes militaires interalliées, et membre de la Fédération Interalliée des Anciens Combattants (F.I.D.A.C.).
La première guerre est finie. Georges reprend le cours de sa vie : il termine ses études de droit en obtenant sa licence le 2 mars 1920 et est admis au stage le 10 mars. Il épouse Germaine le 22 octobre 1921 à l’église de la Madeleine à Paris, devant de nombreux témoins, militaires hauts gradés pour la plupart : Antoine de Villaret, général de brigade de réserve, commandeur de légion d’honneur, et Georges Bricard, ancien président de la compagnie des agréés, chevalier de la légion d’honneur, pour Germaine Leczinski, et le général Jouannic, général de brigade de réserve, commandant de la légion d’honneur, son oncle, et Maître de Meur, avocat à la cour d’appel, officier de la légion d’honneur pour Georges Daumas.
Le couple s’installe dans le 17eme arrondissement, avec la mère de Germaine. Et Marcelle vient compléter la famille le 7 novembre 1927.
Georges Daumas créé son cabinet et exerce une activité variée et importante, dans plusieurs domaines : devant la chambre des Pensions (c’est ainsi il a été proposé à la légion d’honneur par le ministre des Pensions) ; devant les juridictions civiles et pénales. Il était l’avocat de plusieurs célébrités, dont les procès étaient parfois médiatisés dans la presse. En 1934, il est le défenseur de Julien Aivet, gendre du clown Fooutit, propriétaire d’un bar, assailli de coups de matraques par les gardes lors des manifestations de février.
Peu après son inscription au barreau de Paris, Georges s’inscrit au barreau de Londres. Il est admis en stage le 6 novembre 1924. Il est inscrit en 1927 à 31 ans. Il maîtrisait très bien la langue anglaise probablement du fait de son activité d’officier du chiffre depuis la guerre de 1914-1918. Il rejoint ainsi les trois avocats du barreau de Paris inscrits alors au barreau de Londres, ses confrères Henri Decugis, Pierre Gide, Jacques Quartier.
« … S’il est nécessaire d’être français à un barreau français, il n’est pas utile d’être anglais pour être avocat anglais : aussi trois français sont-ils en même temps ici et là-bas. Un quatrième avocat à la cour de paris Georges Daumas vient de signer sur le registre des avocats du Roi d’Angleterre » écrit ainsi le journaliste du Siècle le 26 novembre 1927. Georges Daumas, Henri Decugis, Pierre Gide, Jacques Quartier plaidaient devant les juridictions anglaises et portaient la perruque comme leurs confrères anglais : lors des cérémonies de la rentrée de la Cour à Londres, « …Certains de nos chers maîtres la portent cette perruque car ils sont à la fois avocats au barreau de Paris et de Londres. Ils sont quatre : Mes. Decugis, Georges Daumas, Jacques Quartier, Pierre Gide qui parfois quittent les rives de la Seine pour Middle Temple ou Inner Temple, les grandes écoles professionnelles anglaises puisque, et encore au contraire de chez nous, l’Angleterre n’accueille pas seulement à son barreau ses nationaux, mais encore tous ceux-quel que soit leur pays-qui ont subi les examens de doit anglais… ».
Parfaitement bilingue, Georges Daumas deviendra co-auteur d’un dictionnaire de droit franco-anglais avec Fernand Laurent en 1930, toujours édité à ce jour ; il donnera plusieurs conférences sur le droit pénal anglais, notamment au 12eme congrès national des avocats à Grenoble, sera membre de de la délégation Française au congrès de Toronto en 1930 et s’exercera à de nombreuses des causeries à Radio-Paris sur le droit en Angleterre. Ses compétences et son humour sont d’ailleurs très appréciés dans les soirées mondaines britanniques.
Georges Daumas avait également une vie active et confraternelle au sein du Palais : Il était président du Club du Palais élu à l’unanimité et il était invité permanent de l’Union des Jeunes Avocats (U.J.A.). Il était très populaire. Le Club du Palais, fondé en 1918, avait pour objet d’organiser des manifestations artistiques et de créer des liens d’amitiés entre les magistrats, les avocats, les avoués et autres personnels de justice.
Avec son confrère et ami Paul Weill, ils écrivaient et jouaient des pièces de théâtre très divertissantes, pour la Revue du palais, qui donnaient lieu à des critiques élogieuses. Celle de 1926 composée et jouée par Georges et Paul est un succès :
« …Georges Daumas et Paul Weill. Oh l’aimable revue qu’ils ont écrite. Georges Daumas et Paul Weill sont deux avocats excellents qui ont malgré cela beaucoup d’esprit. Leur revue est ruisselante de verve, joyeuse, d’agréable enjouement, de fantaisie gentille à laquelle ne manque pas la grâce, une libre ironie, assez dur parfois, en sa franche gaité, l’anime toute entière… » écrira le journaliste de l’Ere nouvelle.
Georges Daumas et Paul Weill exercent également leurs talents à l’extérieur du Palais, et notamment au « Cercle des Escholiers » dont ils étaient membres. Cette association, créée en 1887, avait pour but de jouer des pièces inédites présentant un caractère littéraire ou artistique. En 1933, l’écriture de la revue leur est confiée. Ils « s’acquittèrent de leur tâche avec esprit et fantaisie. Certaines scènes sont dignes de figurer dans des spectacles de théâtre réguliers. Tous deux avocats distingués, ce qui prouve que la barre est toujours bien près de la scène… », dira le journaliste de Comoedia le 7 février 1933.
Lors de la Coupe Davis en 1933, Paul Weill et Georges Daumas composent et jouent une revue, saluée par le journal Le Sport du 8 février 1933 : « une revue de leur crue infiniment alerte, et remplie d’humour, le meilleur et le plus parisien interprété fort remarquablement … ».
La guerre interrompt cette vie professionnelle, artistique et amicale.
Georges Daumas est rappelé sous les drapeaux le 26 août 1939, au ministère de la Marine, à Paris. Il quitte son cabinet, sa femme, sa fille de 12 ans, sa belle-mère âgée de 72 ans, qui se replient dans l’Oise. Il ne nomme pas de suppléant ; parmi ses connaissances et ses amis avocats, tous sont mobilisés : « je vais le faire, mais comment ce confrère aura-t-il les affaires en cours, mon cabinet étant fermé ? ». Le bâtonnier désignera des confrères non mobilisés.
Démobilisé le 12 août 1940 à Toulon, il est affecté comme officier interprète et du chiffre dans la Marine. Il rentre à Paris, retrouve son cabinet, son domicile et sa famille.
Il s’engage auprès des services secrets français et anglais à Londres et Alger en devenant agent d’information. Très actif, il forme un groupe à Paris. Plusieurs de ses confères sont entrés en résistance, dont Paul Arrighi, alors responsable de « ceux de la résistance », de qui il se rapproche. Il rend de nombreux services au profit des résistants clandestins envoyés de Londres. Sur les instructions de Paul Arrighi, il étudie de nombreuses questions et établit de nombreux rapports transmis à Londres et à Alger.
A l’été 1943, il prend contact avec le réseau Bricklayer-Buckmaster et transmet au chef de réseau Robert Gieules tous les documents qu’il a pu recueillir. Lors d’une transmission de projet, établi par Georges sur l’organisation de l’accueil des troupes alliées après le débarquement, le document est intercepté par la Gestapo, ce qui aurait conduit à l’arrestation de Georges (témoignage de Robert Gieules). « Sa connaissance de la langue anglaise lui permettait de déchiffrer, puis de traduire les cryptogrammes où notre armée secrète recevait ses encouragements et ses consignes. La foi dans la victoire était sa religion, et déjà il avait commandé un uniforme neuf pour accompagner nos alliés lorsqu’ils occuperaient l’Allemagne » dira le bâtonnier Marcel Poignard lors de son hommage en 1946.
Une autre version de son arrestation existe également même si elle ne semble pas attestée ultérieurement par les autorités administratives. Le 5 septembre 1944, Madame Sauvage, cliente de Georges au titre de l’assistance judiciaire pour son divorce, écrit au bâtonnier pour lui expliquer que Georges Daumas a été dénoncé « comme gauliste [sic] ainsi que Madame Daumas, sa fille, sa mère !! » ; elle transmettra cette dénonciation au procureur de la République le jour suivant.
Que ce soit l’interception d’un rapport secret ou une dénonciation, l’avenir de Georges est compromis.
Il est arrêté à son domicile 22 avenue de la Grande Armée à Paris en janvier 1944, avec son épouse Germaine, sa fille Marcelle et sa belle-mère, dans le cadre d’une opération de police. Il est emprisonné à Fresnes et déporté pour raison politique le 14 mai 1944 au départ de Compiègne à destination d’Auschwitz. Ce convoi non numéroté, connu aussi sous le nom de « convoi des tatoués », constitué de wagons à bestiaux dans lesquels étaient entassées une centaine de personnes, était le troisième convoi direct de non-juifs jusqu’Auschwitz. Il est arrivé le 30 avril 1944, après quatre jours et trois nuits à la gare d’Auschwitz- marchandises. Les raisons pour lesquelles ce convoi est allé à Auschwitz alors qu’il ne transportait pas de prisonniers juifs a donné lieu à des polémiques. A leurs arrivées, « les déportés sont parqués dans deux baraques du camp Canada de Birkenau, sur la terre nue, tout près du complexe de la chambre à gaz-crématoire IV. Après le tatouage (sur l’avant -bras gauche) et le passage à la désinfection ils sont transférés au camp BIIb au bout de quelques jours ».
Georges, devenu le numéro de matricule 52475, sera transféré dans le camp de Buchenwald. Le vendredi 12 mai, un train est formé près de la porte principale du camp. Il emmène 1561 déportés, à 60 par wagon, vers le KL Buchenwald où il arrive le 14 mai au matin.
Georges est déporté une nouvelle fois. Lorsqu’il arrive à Buchenwald, il n’a en sa possession que 8 documents : 2 cartes personnelles ; une carte des effets ; une carte d’écriture ; une carte de travail, une carte de gestion de l’argent, une carte numérotée et une lettre.
Quelques confrères semblent informés de cette déportation et s’efforcent, tel Max Gonfreville, de lui faire parvenir quelques secours en vêtements et en vivres. Georges reçoit également un Ordre de paiement provenant de Marcelle Leblois 9 rue Burq Paris, le 31 juillet 1944, de 30 reichsmarks au titre d’un secours.
Par lettre du 19 mai 1944, Maitre Bardon voisin de palier et confrère de Georges informe le bâtonnier qu’après l’arrestation de Georges et de sa famille, les locaux de son cabinet, qui étaient aussi son domicile, 22 avenue Mac Mahon Paris 17ème, ont été mis sous scellés après inventaire par l’administration allemande. Une ordonnance du procureur datée du 8 décembre 1944 désigne M. Wiel comme administrateur séquestre de ses biens. Le bâtonnier désigne à son tour, par lettre du 31 décembre 1944, son confrère, membre du Conseil de l’Ordre, Fernand Mouquin pour l’inventaire et la restitution des dossiers.
Fernand Mouquin obtient des autorités qu’il n’y ait aucun enlèvement des dossiers et que les scellés soient remis. En janvier 1945, l’inventaire prévu n’a pas pu se faire. En effet, tous les dossiers de Georges avaient été récupérés par son confrère Me Bardon. Le secret des affaires et le secret professionnel furent bien gardés.
Les canons des Alliés se rapprochent. L’effondrement du IIIᵉ Reich est imminent. Pourtant, pour des milliers de déportés, le pire reste à venir. Le 7 avril 1945, le camp de Buchenwald est évacué. Georges est forcé de rejoindre l’une de ces interminables marches de la mort. Direction Roth, en Bavière, à près de 280 kilomètres. Il ne verra jamais la Libération. Le 22 avril 1945, à seulement quelques jours de la capitulation allemande, il succombe. Il avait 52 ans.
L’un de ses camarades de captivité rapporte à Me Bardon, qui en informe le bâtonnier, le 14 mai 1945 les circonstances de la disparition de la famille Daumas :
«[l’auteur de la lettre] a été témoin de l’assassinat de Georges Daumas en avril…Evacué par la route du camp de Buchenwald, Georges Daumas n’a pas supporté les fatigues de la seconde étape. Il est tombé sur la route et a été tué d’un coup de révolver par un SS.
Madame Daumas et sa mère ont été assassinées dans des conditions que ma plume ne peut décrire à leur arrivée au camp d’Auschwitz.
Mademoiselle Marcelle Daumas après un long séjour à Auschwitz a été envoyée à Lippstadt. Elle était encore fin mars très malade et a été devant l’avance américaine évacuée par chemin de fer dans la direction de Hanovre. Cela vient de m’être conté par l’une de ses camarades de captivité, qui mieux portante, et évacuée par la route a pu être rejointe par les Américains et libérée ».
Germaine Leczinski, épouse Daumas, est déportée avec sa fille et sa mère, en tant que juives, au départ de Drancy vers Auschwitz par le convoi numéro 69 du 7 mars 1944, matricule numéro 161661.
Elle est décédée le 12 mars 1944 à Auschwitz, et non le 7 mars à Drancy. Elle a reçu l’apposition « mort pour la France » sur les actes et jugements déclaratifs par arrêté du 18 janvier 2008.
Marcelle Madeleine Daumas, après un long séjour à Auschwitz où elle était très malade selon ses camarades de captivité, a été évacuée devant l’avance américaine et décédée le 17 mai 1945 aux environs de Lippstadt en Allemagne.
Jules Robert Gieules, alias Marcellin, membre de Ceux de la Résistance puis du réseau Buckmaster, a été appréhendé par la Gestapo place du Trocadéro le 29 septembre 1943, incarcéré à Fresnes puis déporté le 12 mai 1944 à Buchenwald et à Dora.
En 1945, son confrère et ami de longue date Paul Weill retrouve le Palais. Exilé plusieurs mois aux États-Unis, il avait auparavant rejoint la 1ʳᵉ Armée française pour participer à la Libération de la France, notamment lors de la campagne de Provence.
Agnès Schweitzer et Cindy Geraci
Eloges de Georges Daumas :
Gazette du Palais, 11 juillet 1946 :
« …Humour flegmatique et nonchalance. Inscrit à la Londres et à Paris. Croix de guerre de 14-18. …et nous savions avec quelle perfection sa connaissance de la langue anglaise lui permettait de déchiffrer, puis de traduire les cryptogrammes où notre armée secrète recevait ses encouragements et ses consignes. La foi dans la victoire était sa religion, et déjà il avait commandé un uniforme neuf pour accompagner nos alliés lorsqu’ils occuperaient l’Allemagne. Il les y a devancés quand, surpris en janvier 1944 par une opération policière, il fut envoyé dans un camp de déportation… Là il attend ses amis britanniques… Dans sa robuste confiance, il sait qu’ils viendront… il devine qu’ils approchent… les géôliers SS lui enjoignent un jour de prendre place dans une colonne pour fuir ses libérateurs : comme il n’allait pas assez vite, une balle le couche dans un fossé au bord d’une route… »
Jacques Strauss décrit son ami et confrère Georges Daumas :
« Il cultivait un égal amour des belles lettres et du droit. Son intelligence étincelante se pliait à toute les disciplines…il présidait le « Club du Palais ». Il écrivait. Il avait en dépit de ses inlassables et absorbantes activités, fondé un heureux foyer…
Georges Daumas sauvagement traité par les hitlériens, déporté, transféré d’un camp à un autre, a été lâchement abattu, sur la route, par un ss déchainé.
Georges Daumas vouait à notre patrie la ferveur illimitée d’un culte intransigeant, ce mince, élégant et nonchalant intellectuel, au sourire ironique, à peine majeur, était au front en 1914.Combattant exemplaire, il exposait, sans réserve, sa vie.
Il fut du groupe des avocats à la Cour de Paris qui ne cessèrent, au mépris des dangers, d’œuvrer pour les services secrets de Londres et d’Alger… »
- Croix de guerre- 1914-1918.
- Médaille de la résistance à titre posthume.
- Médaille de chevalier de la Légion d’Honneur au titre du ministère des pensions.
Dossier administratif de Georges Daumas.
Discours « A la mémoire des Avocats morts pour la France (1939-1945 )», Marcel Poignard, 1946.
La Vie Judiciaire, 20-21 novembre 1924 : article de Paul Weill.
Portraits photographiques de Georges Daumas.
Ordre de la Libération :
Dossier de Georges Daumas.
Archives Arolsen :
- Ordre de paiement de Marcelle Leblois 31/7/1944
- carte d'objets personnels
Mémorial de la Shoah :
Fondation pour la mémoire de la déportation :
Convoi des tatoués, Georges Daumas. Article de Paul Le Goupil.
Archives municipales de Lyon :
Acte de naissance : 2E1666
Archives de Paris :
Registre des mariages de la mairie du 9eme arrondissement, 9M312, 17 octobre 1921.
Fiche matricule de Jean Paul Antoine Georges Daumas, D4R1 1766-535
Généanet :
Arbre de Jean Gabriel Bourgesois, famille Daumas.
Bibliographie :
Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora - Camp de concentration et d'extermination, Editions du Cherche-midi, 2020 :
- biographie de Robert Gieules, page 958.
Anthologie des écrivains morts à la guerre 1939-1945, collectif, Albin Michel, 2014.
Gallica / Retronews :
Le Journal du 6 juillet 1911 : fiançailles avec Germaine Leczinska
Le Figaro du samedi 22 octobre 1921 : mariage de Georges Daumas.
1923-1924 : Automobile-Club :
- Le Journal des débats du 26 décembre 1923.
- Excelsior du 25 novembre 1923.
L'Opinion républicaine du 13 juin 1925 : article de Robert Lévy sur le syndicalisme chez les avocats.
Le Droit du 7 juillet 1925 : association nationale des avocats.
L’Ere nouvelle du dimanche 4 juillet 1926 : La revue du Palais.
L'escrime et le tir du 1er juin 1927.
Le journal des étrangers du 1er septembre 1927.
Le Siècle du 26 novembre 1927 : "la vie judiciaire anglaise" (page 2).
Candide du 29 juin 1928 : cercle des Escholiers.
Paris Midi du 25 novembre 1929 : conflits entre avocats.
Aux Ecoutes du 15 juin 1929.
L'Express du Midi du 19 juin 1929.
Police magazine du 23 août 1931 : page 18, "A Londres, au palais de justice".
1932-1933 : procès / affaire de l'Aéropstale. Il a plaidé avec son confrère Pierre Masse.
- Le Peuple du 25 novembre 1932
- La Dépêche algérienne du 20 novembre 1932.
- L'Homme libre du 21 janvier 1933
La Volonté du 24 novembre 1932 : "M. A Bouilloux-Lafont est arrêté pour usage de faux".
Le Patriote des Pyrénées du 25 novembre 1932 : "Larrestation de M. Bouilloux-Lafont"
Annuaire général des Lettres, 1er janvier 1933.
L'Ami du peuple du 3 février 1933 : "Sur la coupe Davis, son sauveteur suppute nos chances".
Comedia du mardi 7 février 1933, article « les soirées de Paris –« Un lendemain de Réveillon aux Escholiers »
Paris Soir du 28 février 1933 : Conseil de guerre.
L'Intransigeant du 7 avril 1933 : procès du financier Aspinal.
Ric et rac du 6 mai 1933 : théâtre.
Le Petit Marseillais du 7 juin 1933 : "le XIIe congrès national des avocats à Grenoble".
L'Action française du 9 juillet 1933 : procès de l'Union douanière européenne.
Journal des Débats du lundi 19 février 1934 : affaire Julien Aviet.
Notre temps du 11 novembre 1934 : société des orateurs.
Le Populaire du 12 janvier 1935 : affaire Berthe Chauchot.
L'Oeuvre du 15 novembre 1941.
Décès de Mme veuve Daumas : Le Figaro du 17 décembre 1942 ; Le Matin du 17 décembre 1942.
L'Aurore du 9 juillet 1948 : ordre de la nation à titre posthume.
Journaux officiels :
- Arrêté du 22 octobre 2007 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès : Daumas (Jean, Paul, Antoine, Georges), né le 19 avril 1893 à Lyon (Rhône), décédé le 22 avril 1945 à Roth (Allemagne).
- Madeleine Daumas. (JO- 30 janvier 2008 -Arrêté du 16 janvier 2008 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès).
- Germaine Lezinski : (JO – 30 janvier 2008- Arrêté du 16 janvier 2008 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès).





