
1 845 000 prisonniers de guerre français ont été capturés par les armées allemandes après l’armistice de 1940. Plus de 150 avocats parisiens (plus de 23% du barreau – sur 2500, environ un quart du barreau) furent prisonniers en 1940.
Ils étaient retenus dans des camps installés principalement en France dans la zone occupée et en Pologne, appelés « Fronstalags », avant d’être envoyés en train dans les camps en Allemagne (Oflags ou Stalags – sous-officiers / simples soldats). Les prisonniers étaient affectés à des tâches de travail dans les charbonnages, l’agriculture, les forêts et le bâtiment, voire dans les usines d’armement.

Les magistrats résistants ont été peu nombreux. Et, comme tous les Français, ils n’étaient qu’une poignée dès 1940. La référence la plus significative, le titre de Compagnon de la Libération, sur 1.059 titulaires, a été attribué à trois magistrats : René Parodi (à titre posthume) décédé le 15 avril 1942 dans le quartier allemand de la prison de Fresnes, Maurice Rolland, président de l’Association des magistrats résistants et futur président de la chambre criminelle de la Cour de cassation et Marcel Sammarcelli, juge de paix AOF, en poste au Tchad en 1940, qui fit toute la guerre au sein de la 2e DB du général Leclerc, exerça de hautes fonctions en Indochine après-guerre puis fût élu député gaulliste de Corse en 1958, avant de rejoindre la Cour de cassation quelques années avant sa retraite.