Jubineau photo
Jubineau LettreFlageul
Jubineau MOM face
Jubineau MOM arrière
Maurice Jubineau nait le 22 février 1890 à Bourgneuf en Retz (Loire inférieure) dans une famille déjà nombreuse composée de Fernand (1887- 1958), d’Yvonne (1887 -1973), et de Paul (1888-1954). Simone (1893) et Denise (1901-1954) viendront ensuite. Leur père, Fernand, est médecin et leur mère, Marie-Anne Thibaud est propriétaire terrien. Mais l'univers du droit et de l'avocature lui est familier, ses deux grands-pères sont avocats : Théodore Jubineau est avocat et avoué honoraire quant à Paul Thibaud, il deviendra Bâtonnier du Barreau de Nantes en 1907.
En novembre 1910, Maurice Jubineau est licencié en droit. Il réside à cette époque dans le 5ème arrondissement de Paris au 13 rue du Sommerard. Il déménagera plus tard dans un meublé au 16 rue Royer- Collard.
Admis au stage le 31 octobre 1911 en ayant déjà travaillé pour Maître Flageul à Paris, il obtiendra son doctorat en droit sciences politiques et économiques l’année suivante.
Le 9 octobre 1912, Maurice Jubineau doit effectuer son service militaire. Il est incorporé comme soldat de 2ème classe au sein du 116ème Régiment d’Infanterie, implanté à Vannes dans le Morbihan. A partir du 1er octobre 1913, il devient élève officier de réserve et va gravir les échelons militaires un par un : c’est ainsi que le 1er avril 1914, à la veille de la Grande Guerre, il accèdera au grade de sergent.
A la mobilisation, le 116ème Régiment d’infanterie de réserve est incorporé au 336ème Régiment d’Infanterie.
Maurice Jubineau part en train avec ses camarades.
Le 17 juin 1915, il devient sous-lieutenant au 316e régiment d’infanterie dans la 22ème compagnie après avoir pris part à la Bataille de la Marne.
Le 24 juillet 1915, il meurt enseveli dans un abri de sa tranchée sous une avalanche de "minen" à Queunevières (Tracy le Mont).
Sa mère écrit au Bâtonnier pour lui relater les derniers instants de son fils : « il venait de faire évacuer par les hommes de sa section, un élément de tranchée, où il se trouvaient et qui était battu par les Minenwerfer (mortiers). Après s’être assuré qu’il ne restait personne, il est entré dans un abri souterrain, où se trouvaient déjà deux sergents et un téléphoniste, il était minuit, quand tout à coup plusieurs minen sont tombés là. Et en explosant ont enseveli ces 4 malheureux qui étaient à leurs postes de combat. Après plusieurs heures de travail on a pu les dégager, mais hélas la mort avait fait son œuvre. Ils sont morts sans souffrance et en braves. Notre fils a été mis dans un cercueil et enterré religieusement dans un petit cimetière de la ferme d’Esenfant ... La mort de notre Maurice est un immense chagrin, car notre enfant ne nous avais jamais donné que des satisfactions mais hélas dans cette cruelle guerre il faut que nous payions tous notre tribut … »

Citation et décoration :

  • Cité à l’ordre 94 de la 61ème division, le 5 août 1915 :

    « A donné le plus bel exemple de sang froid et de courage pendant un bombardement intense de la tranchée occupée par sa section ; a été tué en assurant la sécurité de ses hommes ». Le Général Commandant de la 61ème division. Signé Nivelle

  • Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume

  • Portrait de Maurice Jubineau
  • Lettre d'Albert Flageul (20 avril 1916)
  • Photos du Monument aux Morts de Bourgneuf en Retz
  • Lettre de sa mère au Bâtonnier (23 avril 1916)

 Jubineau lettre mere


 

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