Contact

Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..
  • A la mémoire des avocats du Barreau de Paris morts pour la France.

    232 avocats ont été engloutis dans cette sanglante tragédie
    que fût la guerre 14/18.
  • 1

DE BECDELIEVRE Hervé (1883 - 1918)

« Il n’a guère eu de sa carrière militaire que les peines. Il n’avait pas d’ambition, ne recherchait pas la gloire, ni les récompenses, mais simplement l’accomplissement de son devoir, sous toutes ses formes. Il disait lui-même qu’il n’était pas parti pour gagner des galons et des décorations, mais simplement pour défendre son pays. » Lettre de son épouse du 9 décembre 1918.

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CHARDON Ary-Henri (1889-1918)

Ary Henri Chardon naît le 1er juin 1889, à Paris. C’est dans une atmosphère mêlant le droit, la peinture et l’écriture, qu’il grandit avec sa sœur et son frère, entre la vie parisienne et les vacances à Barfleur qu’affectionnaient ses parents

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Chardon vignette

WACHET Henri (1889-1918)

C’est à Saintes, en Charente, que naquit, le 14 novembre 1889, Henry Wachet, fils unique de Louis et Marguerite Wachet.

Ce fils de militaire, élevé dans la Marne à Servon Melzicourt, choisit de faire son droit.

Spécialisé en droit pénal, il écrivit un mémoire intitulé : L’interdiction de séjour, son histoire, son fonctionnement, ses remèdes.

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Wachet   vignette

Focus

Bezancon photos
Bezancon lettre de la mère au bâtonnier 1923

Issu d’une famille qui avait dans l’Yonne de très fortes et anciennes racines, Hector Bezançon naît le 18 septembre 1879 à Villeneuve-sur-Yonne où son père était notaire jusqu’à son décès, en 1891, à l’âge de 44 ans. Après le lycée de Sens, il s’inscrit à la faculté de droit de Paris tout en suivant les cours de l’Ecole libre des Sciences politiques (section diplomatique).

Il est admis au stage le 17 octobre 1900. Pensant d’abord être avoué, il entre à l’étude de Me Dulud; cependant, dès 1902, il rejoint le Barreau auprès des cabinets de Me Viviani puis de Me Eugène Crémieux.

Parallèlement, il entre en politique. Il est élu et réélu brillamment en 1900 et 1910, conseiller général du Canton de Chablis (Yonne).

Le 10 juillet 1908, Hector Bezançon épouse Suzanne Aufray, petite fille du député de l’Yonne, Jules Rathier.

A cause de sa vue, il est réformé en temps de paix, mais la guerre déclarée, son sentiment du devoir lui fait multiplier les démarches pour être pris dans le service armé. Sans succès, il tente entre août et septembre 1914 plusieurs engagements volontaires. C’est finalement en décembre 1914 qu’Hector Bezançon obtient gain de cause  et  se trouve désigné en mars 1915 pour le premier bataillon de chasseurs. A peine arrivé à son corps, un nouvel examen médical le menaçe de réforme et son opiniâtre insistance n’aboutit qu’à son maintien dans les services auxiliaires.

Versé au 89ème Régiment d’infanterie à Sens, il écrit : « Si je ne puis donner ma vie pour mon pays, je veux au moins lui offrir ma santé ». Le 20 juillet 1915, à sa demande, il est versé au corps expéditionnaire d’Orient et affecté au conseil de guerre aux Dardanelles, nouvellement constitué.

Hector Bezançon part alors sur la base de Moudros sur l’île de Lemnos en qualité de sergent greffier. Quelques mois plus tard, le 7 novembre 1915, Hector Bezançon meurt pour la France, à 36 ans à l’hôpital de Moudros, victime de la fièvre typhoïde et victime du devoir dont il avait la plus haute conception et qu’il avait voulu remplir dans l’intégralité de ses forces physiques pour la France.

En 1923, la mère d’Hector Bezançon fait le don à l’Ordre des Avocats du Barreau de Paris de la somme de 5000 francs pour la création d’un prix annuel de 300 francs sous le vocable Hector Bezançon, en faveur d’un avocat, secrétaire de la conférence. « Ce sera, dans mon malheur, une triste et si douloureuse satisfaction de voir le nom de mon fils unique Hector Bezançon se perpétuer par cette donation dans ce Palais où il a vécu » écrit-elle au Bâtonnier, le 2 juillet 1923. Depuis juillet 1923, le prix Hector Bezançon est remis chaque rentrée du Barreau de Paris à un secrétaire de la Conférence du stage.

 

Citation :

  • Ordre de la Brigade n°26, le 18 novembre 1915 :

    « Malgré une santé déclinante, des infirmités douloureuses et la maladie qui le minait, a rempli avec zèle et abnégation, les fonctions de greffier auxiliaire, insistant pour continuer ses services jusqu’au jour où, gravement atteint, il fallut le transporter à l’hôpital où il succomba ».

Bezancon photos
Bezancon lettre de la mère au bâtonnier 1923

Issu d’une famille qui avait dans l’Yonne de très fortes et anciennes racines, Hector Bezançon naît le 18 septembre 1879 à Villeneuve-sur-Yonne où son père était notaire jusqu’à son décès, en 1891, à l’âge de 44 ans. Après le lycée de Sens, il s’inscrit à la faculté de droit de Paris tout en suivant les cours de l’Ecole libre des Sciences politiques (section diplomatique).

Il est admis au stage le 17 octobre 1900. Pensant d’abord être avoué, il entre à l’étude de Me Dulud; cependant, dès 1902, il rejoint le Barreau auprès des cabinets de Me Viviani puis de Me Eugène Crémieux.

Parallèlement, il entre en politique. Il est élu et réélu brillamment en 1900 et 1910, conseiller général du Canton de Chablis (Yonne).

Le 10 juillet 1908, Hector Bezançon épouse Suzanne Aufray, petite fille du député de l’Yonne, Jules Rathier.

A cause de sa vue, il est réformé en temps de paix, mais la guerre déclarée, son sentiment du devoir lui fait multiplier les démarches pour être pris dans le service armé. Sans succès, il tente entre août et septembre 1914 plusieurs engagements volontaires. C’est finalement en décembre 1914 qu’Hector Bezançon obtient gain de cause  et  se trouve désigné en mars 1915 pour le premier bataillon de chasseurs. A peine arrivé à son corps, un nouvel examen médical le menaçe de réforme et son opiniâtre insistance n’aboutit qu’à son maintien dans les services auxiliaires.

Versé au 89ème Régiment d’infanterie à Sens, il écrit : « Si je ne puis donner ma vie pour mon pays, je veux au moins lui offrir ma santé ». Le 20 juillet 1915, à sa demande, il est versé au corps expéditionnaire d’Orient et affecté au conseil de guerre aux Dardanelles, nouvellement constitué.

Hector Bezançon part alors sur la base de Moudros sur l’île de Lemnos en qualité de sergent greffier. Quelques mois plus tard, le 7 novembre 1915, Hector Bezançon meurt pour la France, à 36 ans à l’hôpital de Moudros, victime de la fièvre typhoïde et victime du devoir dont il avait la plus haute conception et qu’il avait voulu remplir dans l’intégralité de ses forces physiques pour la France.

En 1923, la mère d’Hector Bezançon fait le don à l’Ordre des Avocats du Barreau de Paris de la somme de 5000 francs pour la création d’un prix annuel de 300 francs sous le vocable Hector Bezançon, en faveur d’un avocat, secrétaire de la conférence. « Ce sera, dans mon malheur, une triste et si douloureuse satisfaction de voir le nom de mon fils unique Hector Bezançon se perpétuer par cette donation dans ce Palais où il a vécu » écrit-elle au Bâtonnier, le 2 juillet 1923. Depuis juillet 1923, le prix Hector Bezançon est remis chaque rentrée du Barreau de Paris à un secrétaire de la Conférence du stage.

 

Citation :

  • Ordre de la Brigade n°26, le 18 novembre 1915 :

    « Malgré une santé déclinante, des infirmités douloureuses et la maladie qui le minait, a rempli avec zèle et abnégation, les fonctions de greffier auxiliaire, insistant pour continuer ses services jusqu’au jour où, gravement atteint, il fallut le transporter à l’hôpital où il succomba ».

Sources ODAP

  • Portrait d'Hector Bezançon
  • Lettre de Mme Bezançon mère au Bâtonnier au sujet de la fondation d'un prix à la mémoire de son fils, 2 juillet 1923.
  • Notice lue par Etienne Carpentier-Livre d’Or - Groupe des anciens Combattants du Palais - Tome 1 (1930).

Autres Sources

Monument aux Morts (Chablis)

Plaque commémorative, église Saint-Martin (Chablis)

Monument aux Morts (Villeneuve-sur-Yonne)

  • Nomination au poste de juge de paix : Le Temps 21 septembre 1907.
  • Election comme conseiller général du canton de Châblis : Le Temps 23 novembre 1909.

  • Plusieurs journaux disponibles sur Gallica parlent de certaines affaires pour lesquelles Hector Bezançon a plaidé.

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