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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Scheikevitch photo
Scheikevitch Lettre de sa soeur au bâtonnier 
Scheikevitch 2e Lettre de sa soeur au bâtonnier

Né le 16 janvier 1885 à Moscou (Russie), Victor Scheikevitch, fils d’un avocat à la Cour de Moscou, va s’engager dès août 1914 pour défendre la terre de France.

Sa famille quitte en effet la Russie en 1896 et vient s’installer à Paris, 28 avenue Hoche dans le 8ème arrondissement de Paris. Victor, dernier d’une fratrie de quatre enfants, est âgé d’à peine onze ans. Cette expatriation ne semble pas avoir éprouvé Victor qui s’adaptera à cette nouvelle vie avec une facilité déconcertante au point d’être lauréat au Concours Général en 1900, 1901 et 1902.

Il faut dire que Victor a été gâté par la nature : bel homme doté d’une élégance naturelle, extraordinairement cultivé, remarquablement intelligent, parlant huit langues, il avait également le privilège d’évoluer dans une société des plus cultivées et des plus fortunées. Il sera introduit dans la meilleure société parisienne grâce à ses deux sœurs : Marie, écrivain, correspondante de Marcel Proust et ayant pour témoin de mariage Georges Feydeau ainsi que sa sœur Elisabeth dit « Lili », épouse de François, Léon Sicard, sculpteur.

Licencié en droit le 16 juillet 1905, docteur en droit, Victor Scheikevitch est inscrit au tableau le 22 octobre 1907 mais demande sa suspension de stage pour devenir clerc chez Maître Gallard avant de rejoindre le Cabinet de Daniel Cogniet. Il fut élu 4ème Secrétaire de la Conférence de la Promotion 1911-1912 sous le Bâtonnat de Fernand Labori.

Malgré ce parcours des plus brillants, Victor Scheikevitch n’hésitera pas à rejoindre le 103ème régiment d’infanterie à Alençon dès le mois d’août 1914.

Sous-lieutenant, commandant une unité, il meurt le 15 septembre 1914 à Tracy-le-Val en avant du Bois de la Montagne, atteint par deux éclats d’obus.

Il n’avait peur que d’une chose, «c’est d’avoir peur » disait-il. Si dans l’horreur de la guerre, il connut peut-être la peur, il ne montra qu'engagement et courage inlassables.

Citation :

  • Citation à l’Ordre du jour du 4ème Corps d’Armée :

    « A pris le commandement de sa compagnie après la disparition de tous les officiers plus anciens. A fait preuve dans ce commandement, des plus belles qualités militaires et a trouvé une mort glorieuse, le 15 septembre 1914, à la tête de sa compagnie qu’il entrainait par son exemple, à l’assaut de la position ennemie ».

Scheikevitch photo
Scheikevitch Lettre de sa soeur au bâtonnier 
Scheikevitch 2e Lettre de sa soeur au bâtonnier

Né le 16 janvier 1885 à Moscou (Russie), Victor Scheikevitch, fils d’un avocat à la Cour de Moscou, va s’engager dès août 1914 pour défendre la terre de France.

Sa famille quitte en effet la Russie en 1896 et vient s’installer à Paris, 28 avenue Hoche dans le 8ème arrondissement de Paris. Victor, dernier d’une fratrie de quatre enfants, est âgé d’à peine onze ans. Cette expatriation ne semble pas avoir éprouvé Victor qui s’adaptera à cette nouvelle vie avec une facilité déconcertante au point d’être lauréat au Concours Général en 1900, 1901 et 1902.

Il faut dire que Victor a été gâté par la nature : bel homme doté d’une élégance naturelle, extraordinairement cultivé, remarquablement intelligent, parlant huit langues, il avait également le privilège d’évoluer dans une société des plus cultivées et des plus fortunées. Il sera introduit dans la meilleure société parisienne grâce à ses deux sœurs : Marie, écrivain, correspondante de Marcel Proust et ayant pour témoin de mariage Georges Feydeau ainsi que sa sœur Elisabeth dit « Lili », épouse de François, Léon Sicard, sculpteur.

Licencié en droit le 16 juillet 1905, docteur en droit, Victor Scheikevitch est inscrit au tableau le 22 octobre 1907 mais demande sa suspension de stage pour devenir clerc chez Maître Gallard avant de rejoindre le Cabinet de Daniel Cogniet. Il fut élu 4ème Secrétaire de la Conférence de la Promotion 1911-1912 sous le Bâtonnat de Fernand Labori.

Malgré ce parcours des plus brillants, Victor Scheikevitch n’hésitera pas à rejoindre le 103ème régiment d’infanterie à Alençon dès le mois d’août 1914.

Sous-lieutenant, commandant une unité, il meurt le 15 septembre 1914 à Tracy-le-Val en avant du Bois de la Montagne, atteint par deux éclats d’obus.

Il n’avait peur que d’une chose, «c’est d’avoir peur » disait-il. Si dans l’horreur de la guerre, il connut peut-être la peur, il ne montra qu'engagement et courage inlassables.

Citation :

  • Citation à l’Ordre du jour du 4ème Corps d’Armée :

    « A pris le commandement de sa compagnie après la disparition de tous les officiers plus anciens. A fait preuve dans ce commandement, des plus belles qualités militaires et a trouvé une mort glorieuse, le 15 septembre 1914, à la tête de sa compagnie qu’il entrainait par son exemple, à l’assaut de la position ennemie ».

Sources ODAP

  • Portrait de Victor Scheikevitch
  • Lettre de sa soeur Marie au bâtonnier (24 octobre 1914)
  • Lettre de sa soeur Marie au bâtonnier (8 avril 1915)
  • Notice de M. Jacques Dittes, Hommage aux Morts de la Guerre. Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des Avocats (1929).

Autres Sources

  • Mémoire des hommes :

 Victor Scheikevitch

 Historique du 103ème RI

 

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