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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

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Serge Port, bien que né à Moscou le 5 janvier 1888, passe toute son enfance à Nantes dont son grand-père, Alfred Riom, fut maire de 1892 à 1896, et où il fera ses études jusqu’au lycée.

A 18 ans, il s’engage dans l’armée et fait un an comme dispensé. Marié en 1909 à Suzanne Pelletier, il s’installe à Paris où il achève ses études de droit : il devient docteur en droit en 1911 et s’inscrit au Barreau de Paris. En 1912-1913, il devient secrétaire de la Conférence (4e) sous la présidence de Fernand Labori, en même temps que ses confrères Jacques Mimerel (mort pour la France le 19 août 1914), Jacques Barth (mort pour la France 30 octobre 1914), Eugène Freminet (mort pour la France en 1914) et Jacques Silhol (mort pour la France en 1915). « C’est à l’unanimité qu’il a eu son prix ; pas une voix discordante ! » écrit sa mère en 1913.

Il rentre ensuite comme collaborateur au cabinet de Me Guisthau : « le cabinet Guist’hau et l’Assistance judiciaire suffisent à l’occuper de 8h du matin à minuit ». Travailleur acharné, il s’accorde en juillet 1914 quelques jours de congés en Bretagne, à Préfailles, où il emmène sa femme.

La guerre éclate en août et l’ordre de mobilisation le fait regagner son régiment, le 265e d’infanterie, comme sergent. Il écrit alors à ses parents : « dites à ma femme combien mon cœur est avec elle. Je suis fort et courageux. Qu’elle le soit aussi. […] je ne vis que dans sa pensée ».

Le 26 août, cantonné depuis plusieurs jours à Aulnay-sous-Bois, Serge Port part au front avec le 265e régiment pour rejoindre la Somme. Le 28 août, frappé de plein fouet d’une balle au front, il meurt au combat de Guinchy où la totalité de son régiment sera anéanti. Leurs corps, au nombre de 84, seront rapidement enterrés dans une tranchée au croisement des routes de Genchy et de Combles où la terre sera battue, martelée, pulvérisée par les canons pendant quatre ans.

Le 3 septembre 1914, le bâtonnier Henri Robert est informé par une lettre de son confrère François Delassalle de la mort de Serge Port. Il écrira à sa veuve, au nom du Barreau de Paris et du Conseil pour lui présenter ses condoléances : « il n’est pas de consolation au malheur qui me frappe si cruellement en plein bonheur, en pleine jeunesse, mais l’estime et l’affection que vous aviez pour mon cher mari et que vous me témoignez d’une façon si touchante sont un adoucissement à ma profonde douleur » répondra celle-ci en décembre 1914, en lui demandant d’être son interprète auprès du conseil.

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre du Régiment n°20 bis, le 27 février 1915 

    «Le sergent Port, de la 17e Compagnie, a trouvé une mort héroïque, le 28 août 1914, dans un des premiers combats auxquels a pris part le régiment, dès le 27 août».

  • Médaille militaire et croix de guerre avec palmes à titre posthume 15 août 1920 

    «A été tué pour la France au cours d'un combat auquel a pris part le régiment, le 28 août 1914, à Ginchy. Déjà cité».

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Serge Port, bien que né à Moscou le 5 janvier 1888, passe toute son enfance à Nantes dont son grand-père, Alfred Riom, fut maire de 1892 à 1896, et où il fera ses études jusqu’au lycée.

A 18 ans, il s’engage dans l’armée et fait un an comme dispensé. Marié en 1909 à Suzanne Pelletier, il s’installe à Paris où il achève ses études de droit : il devient docteur en droit en 1911 et s’inscrit au Barreau de Paris. En 1912-1913, il devient secrétaire de la Conférence (4e) sous la présidence de Fernand Labori, en même temps que ses confrères Jacques Mimerel (mort pour la France le 19 août 1914), Jacques Barth (mort pour la France 30 octobre 1914), Eugène Freminet (mort pour la France en 1914) et Jacques Silhol (mort pour la France en 1915). « C’est à l’unanimité qu’il a eu son prix ; pas une voix discordante ! » écrit sa mère en 1913.

Il rentre ensuite comme collaborateur au cabinet de Me Guisthau : « le cabinet Guist’hau et l’Assistance judiciaire suffisent à l’occuper de 8h du matin à minuit ». Travailleur acharné, il s’accorde en juillet 1914 quelques jours de congés en Bretagne, à Préfailles, où il emmène sa femme.

La guerre éclate en août et l’ordre de mobilisation le fait regagner son régiment, le 265e d’infanterie, comme sergent. Il écrit alors à ses parents : « dites à ma femme combien mon cœur est avec elle. Je suis fort et courageux. Qu’elle le soit aussi. […] je ne vis que dans sa pensée ».

Le 26 août, cantonné depuis plusieurs jours à Aulnay-sous-Bois, Serge Port part au front avec le 265e régiment pour rejoindre la Somme. Le 28 août, frappé de plein fouet d’une balle au front, il meurt au combat de Guinchy où la totalité de son régiment sera anéanti. Leurs corps, au nombre de 84, seront rapidement enterrés dans une tranchée au croisement des routes de Genchy et de Combles où la terre sera battue, martelée, pulvérisée par les canons pendant quatre ans.

Le 3 septembre 1914, le bâtonnier Henri Robert est informé par une lettre de son confrère François Delassalle de la mort de Serge Port. Il écrira à sa veuve, au nom du Barreau de Paris et du Conseil pour lui présenter ses condoléances : « il n’est pas de consolation au malheur qui me frappe si cruellement en plein bonheur, en pleine jeunesse, mais l’estime et l’affection que vous aviez pour mon cher mari et que vous me témoignez d’une façon si touchante sont un adoucissement à ma profonde douleur » répondra celle-ci en décembre 1914, en lui demandant d’être son interprète auprès du conseil.

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre du Régiment n°20 bis, le 27 février 1915 

    «Le sergent Port, de la 17e Compagnie, a trouvé une mort héroïque, le 28 août 1914, dans un des premiers combats auxquels a pris part le régiment, dès le 27 août».

  • Médaille militaire et croix de guerre avec palmes à titre posthume 15 août 1920 

    «A été tué pour la France au cours d'un combat auquel a pris part le régiment, le 28 août 1914, à Ginchy. Déjà cité».

Sources ODAP

Autres Sources

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