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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

 

Mayer leon coypright militaire  Mayer copie lettre Maire Alger  Mayer citations Mayer tombe copyright
 
Léon Mayer naît le 15 décembre 1892 à Paris dans une famille juive originaire de l’Est de la France. Polytechnicien, son père le Colonel Edmond Mayer, engagé volontaire en 1870, finira sa carrière militaire en qualité de commandant de l’artillerie d’Alger.
Après des études au Lycée Louis le Grand à Paris, Léon Mayer obtient à la fois un certificat d’études administratives et financières et une licence en droit de l’Université de Paris au mois de juillet 1913. Il est inscrit au barreau le 8 juillet 1913. Au mois de septembre 1913, Léon Mayer demande la suspension de son stage pour partir effectuer son service militaire à Montpellier.
Mobilisé, il est affecté au 39ème régiment d’artillerie de campagne, en qualité de brigadier, où il rejoint son frère ainé Maurice, lieutenant. Blessé le 24 août 1914, il est cité à l’ordre du Corps d’Armée le 9 octobre 1914 : « Blessé grièvement au combat par un éclat d’obus à l’épaule, est demeuré à son poste pour continuer à commander sa pièce jusqu’à ce que le Lieutenant commandant provisoirement la Batterie, lui ait donné l’ordre d’aller se faire panser. » Maurice Mayer est mortellement blessé au combat la même année, à l’âge de 28 ans, le 14 décembre 1914 à Steenstrate en Belgique pendant qu’il dirigeait le tir de la batterie dont il avait le commandement.
Devenu aviateur, Léon Mayer rejoint l’armée d’Orient dans les Balkans au sein de l’escadrille F 83 bis en 1916, en qualité de sous-lieutenant observateur. En détachement auprès des unités italiennes, il est le premier à survoler Sofia au terme d’un vol périlleux qui lui vaut une nouvelle citation cette fois-ci à l’ordre de l’Armée le 31 août 1016 : « Excellent observateur, s’est distingué au cours de plusieurs missions aériennes périlleuses. Vient encore d’exécuter des grandes reconnaissances dont une de 600 kilomètres, au cours de laquelle il a bombardé les établissements militaires d’une capitale ennemie. »
Dans une lettre adressée à son père le Colonel Mayer au mois de janvier 1917, le Gouverneur d’Algérie souligne le courage du jeune aviateur qui n’a pas hésité à accomplir sa mission « en plein pays ennemi, armé à outrance et par des températures vraisemblablement hostile. » C’est au cours d’une autre mission de reconnaissance en Macédoine qu’il trouvera la mort au cours d’un duel l’opposant à un avion ennemi.
Le 5 février 1917, Léon Mayer s’envole, à sa demande dans son Farman, au-dessus des lignes ennemies. Au nord de Monastir (aujourd’hui Bitola), un duel s’engage avec un avion allemand au cours duquel son avion est touché et s’écrase en flammes à Mogila, comme le rappelle la Médaille de la Valeur Italienne que lui a valu cette action : « Pour mitrailler des campements ennemis et pour se procurer des renseignements certains, a bravé avec le plus grand mépris du danger, le tir des canons anti-aériens et les mitrailleuses des appareils ennemis. Dans un combat malheureux bravement accepté, quoiqu’en condition d’infériorité absolue, a trouvé une mort glorieuse en tombant avec son appareil en flammes, dans les lignes ennemies. »
Léon Mayer a été fait Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
La guerre ne s’achèvera pas sans apporter une épreuve supplémentaire à la famille Mayer. Un troisième fils, lui aussi aviateur, Paul Mayer sera tué à l’âge de 23 ans dans la chute de son avion au cours d’une mission aérienne le 18 août 1918.
Grand patriote, Léon Mayer voyait dans l’engagement dans la guerre un moyen de combattre l’antisémitisme virulent à l’époque. Il a ainsi participé à la fondation du Comité Algérien d’Etudes Sociales, destiné à lutter contre l’antisémitisme par l’intégration plus forte à la République, et déclaré à cette occasion : « Cette guerre nous permettra de prouver notre attachement à la France, de lui payer notre dette de reconnaissance et de réduire à néant les légendes répandues sur notre compte».
Les trois frères Mayer reposent ensemble au Cimetière israélite de St Eugène à Alger.

Citations et décorations :

  • Ordre du Corps d’Armée le 9 octobre 1914 : « Blessé grièvement au combat par un éclat d’obus à l’épaule, est demeuré à son poste pour continuer à commander sa pièce jusqu’à ce que le Lieutenant commandant provisoirement la Batterie, lui ait donné l’ordre d’aller se faire panser».
  • Ordre de l’Armée le 31 août 1016 : « Excellent observateur, s’est distingué au cours de plusieurs missions aériennes périlleuses. Vient encore d’exécuter des grandes reconnaissances dont une de 600 kilomètres, au cours de laquelle il a bombardé les établissements militaires d’une capitale ennemie».
  • Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

 

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Léon Mayer naît le 15 décembre 1892 à Paris dans une famille juive originaire de l’Est de la France. Polytechnicien, son père le Colonel Edmond Mayer, engagé volontaire en 1870, finira sa carrière militaire en qualité de commandant de l’artillerie d’Alger.
Après des études au Lycée Louis le Grand à Paris, Léon Mayer obtient à la fois un certificat d’études administratives et financières et une licence en droit de l’Université de Paris au mois de juillet 1913. Il est inscrit au barreau le 8 juillet 1913. Au mois de septembre 1913, Léon Mayer demande la suspension de son stage pour partir effectuer son service militaire à Montpellier.
Mobilisé, il est affecté au 39ème régiment d’artillerie de campagne, en qualité de brigadier, où il rejoint son frère ainé Maurice, lieutenant. Blessé le 24 août 1914, il est cité à l’ordre du Corps d’Armée le 9 octobre 1914 : « Blessé grièvement au combat par un éclat d’obus à l’épaule, est demeuré à son poste pour continuer à commander sa pièce jusqu’à ce que le Lieutenant commandant provisoirement la Batterie, lui ait donné l’ordre d’aller se faire panser. » Maurice Mayer est mortellement blessé au combat la même année, à l’âge de 28 ans, le 14 décembre 1914 à Steenstrate en Belgique pendant qu’il dirigeait le tir de la batterie dont il avait le commandement.
Devenu aviateur, Léon Mayer rejoint l’armée d’Orient dans les Balkans au sein de l’escadrille F 83 bis en 1916, en qualité de sous-lieutenant observateur. En détachement auprès des unités italiennes, il est le premier à survoler Sofia au terme d’un vol périlleux qui lui vaut une nouvelle citation cette fois-ci à l’ordre de l’Armée le 31 août 1016 : « Excellent observateur, s’est distingué au cours de plusieurs missions aériennes périlleuses. Vient encore d’exécuter des grandes reconnaissances dont une de 600 kilomètres, au cours de laquelle il a bombardé les établissements militaires d’une capitale ennemie. »
Dans une lettre adressée à son père le Colonel Mayer au mois de janvier 1917, le Gouverneur d’Algérie souligne le courage du jeune aviateur qui n’a pas hésité à accomplir sa mission « en plein pays ennemi, armé à outrance et par des températures vraisemblablement hostile. » C’est au cours d’une autre mission de reconnaissance en Macédoine qu’il trouvera la mort au cours d’un duel l’opposant à un avion ennemi.
Le 5 février 1917, Léon Mayer s’envole, à sa demande dans son Farman, au-dessus des lignes ennemies. Au nord de Monastir (aujourd’hui Bitola), un duel s’engage avec un avion allemand au cours duquel son avion est touché et s’écrase en flammes à Mogila, comme le rappelle la Médaille de la Valeur Italienne que lui a valu cette action : « Pour mitrailler des campements ennemis et pour se procurer des renseignements certains, a bravé avec le plus grand mépris du danger, le tir des canons anti-aériens et les mitrailleuses des appareils ennemis. Dans un combat malheureux bravement accepté, quoiqu’en condition d’infériorité absolue, a trouvé une mort glorieuse en tombant avec son appareil en flammes, dans les lignes ennemies. »
Léon Mayer a été fait Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
La guerre ne s’achèvera pas sans apporter une épreuve supplémentaire à la famille Mayer. Un troisième fils, lui aussi aviateur, Paul Mayer sera tué à l’âge de 23 ans dans la chute de son avion au cours d’une mission aérienne le 18 août 1918.
Grand patriote, Léon Mayer voyait dans l’engagement dans la guerre un moyen de combattre l’antisémitisme virulent à l’époque. Il a ainsi participé à la fondation du Comité Algérien d’Etudes Sociales, destiné à lutter contre l’antisémitisme par l’intégration plus forte à la République, et déclaré à cette occasion : « Cette guerre nous permettra de prouver notre attachement à la France, de lui payer notre dette de reconnaissance et de réduire à néant les légendes répandues sur notre compte».
Les trois frères Mayer reposent ensemble au Cimetière israélite de St Eugène à Alger.

Citations et décorations :

  • Ordre du Corps d’Armée le 9 octobre 1914 : « Blessé grièvement au combat par un éclat d’obus à l’épaule, est demeuré à son poste pour continuer à commander sa pièce jusqu’à ce que le Lieutenant commandant provisoirement la Batterie, lui ait donné l’ordre d’aller se faire panser».
  • Ordre de l’Armée le 31 août 1016 : « Excellent observateur, s’est distingué au cours de plusieurs missions aériennes périlleuses. Vient encore d’exécuter des grandes reconnaissances dont une de 600 kilomètres, au cours de laquelle il a bombardé les établissements militaires d’une capitale ennemie».
  • Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Sources ODAP

  • Portrait en uniforme.
  • Lettre du 24 septembre 1913 au Bâtonnier demandant la suspension du stage pour accomplir son service militaire.
  • Lettre du colonel Edmond Mayer au Bâtonnier du 12 juin 1919.

Autres Sources

  • Mémoire des hommes : 

Fiche extraite de la base des morts pour la France

Fiche extraite de la base des personnels de l’aéronautique militaire

Journal de Marche de l’Armée française d’Orient, février 2017 pp. 52 à 55

Carte du front de Macédoine en janvier 2017 montrant les lignes allemandes au-delà desquelles l’avion de Léon Mayer a été abattu

Vue de la région nord de Monastir en 1917 montrant le lieu où l’avion de Léon Mayer a été abattu

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