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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Mimerel photo        Mimerel faire part     Mimerel faire part frre     Mimerel lettre Buffin au batonnier  Mimerel lettre de son frere au batonnier
 
A Vitry-sur-Seine une rue porte le nom de « rue des trois frères Mimerel ». Mais, en juillet 1914, ils étaient quatre frères, Jacques, Jean, Marc et Pierre qui seul survivra à cette hécatombe!
Après avoir obtenu, en 1907, sa licence en droit, Jacques Mimerel, comme bien des ainés à cette époque, suit les traces de son père, Antoine Mimerel, avocat à la Cour de Cassation, président de l’Ordre des avocats au Conseil d’état et à la cour de cassation lui-même d’ailleurs fils d’avocat au Conseil d’état et à la cour de cassation.
Brillant jeune avocat inscrit au Barreau de Paris en 1909, il devient le 12e secrétaire de la Conférence dans la promotion 1912-1913 présidée par le Bâtonnier Fernand Labori. Il sera l’auteur en 1910 d’un ouvrage sur « les stipulations en faveur des ouvriers dans les entreprises de travaux publics ».
Mobilisé comme sous-lieutenant de réserve, il part avec son régiment, le 61e d’infanterie le 6 août de Privas pour la Lorraine et la ville de Dieuze, où il arrive le 19 août, après l’évacuation de la ville par les Allemands. Ces derniers, retranchés au Nord-ouest, accueillent néanmoins les troupes françaises par de violentes rafales de mitrailleuses. Le lendemain, le 20 août, le 61e régiment se voit attaquer à grands coups de mitrailleuses et d’artillerie de gros calibre, lui infligeant de lourdes pertes, parmi lesquelles Jacques Mimerel. Il a 29 ans, il est le deuxième avocat du barreau de Paris à être emporté.
Le jour même de sa mort, le bâtonnier de Privas, L. Buffin, capitaine à l’Etat-Major de la 60e brigade, ami de la famille Mimerel, écrit à Henri Robert, Bâtonnier de Paris, de le prier de «préparer sa femme [de Jacques Mimerel] et ses parents à une triste nouvelle, dont il m’est impossible écrivant sous les obus de vous donner les détails ».
Le bâtonnier de Paris se charge alors de la douloureuse mission de prévenir la famille. Il en est remercié sincèrement par le frère de Jacques, Marc : la famille avait en effet une vision très négative de la mort de Jacques, le voyant « tombant seul sous les balles ennemies », « lâché de ses soldats qui fuyaient en abandonnant le corps de leur lieutenant à quelque prussien pillard et sans honneur », « dépouillé et nu dans la poussière ». Le bâtonnier, rassurant, leur écrivit que ses hommes le pleuraient, et que ses affaires personnelles avaient été récupérées. Douze jours plus tard, le 1er septembre Jean Mimerel, 22 ans, sous-lieutenant au 159e régiment alpin d’infanterie sera tué et enterré en même temps que Jacques. Quant à Marc, le troisième il sera porté disparu au combat le 12 juin 1916.
A la fin de la guerre, Nicole la fille de Jacques, n’aura plus qu’un seul oncle et devra se consoler en pensant que son père était qualifié de « très bon officier, plein d’entrain, modèle de courage et de dévouement ». Il sera élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume en 1920.

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre de la Division le 8 mai 1919 :

    « Très bon officier, plein d’entrain, modèle de courage et de dévouement. Est tombé au champ d’honneur au combat de Dieuze le 19 août 1914 ».

  • Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume (Journal officiel du 19 juin 1920).

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A Vitry-sur-Seine une rue porte le nom de « rue des trois frères Mimerel ». Mais, en juillet 1914, ils étaient quatre frères, Jacques, Jean, Marc et Pierre qui seul survivra à cette hécatombe!
Après avoir obtenu, en 1907, sa licence en droit, Jacques Mimerel, comme bien des ainés à cette époque, suit les traces de son père, Antoine Mimerel, avocat à la Cour de Cassation, président de l’Ordre des avocats au Conseil d’état et à la cour de cassation lui-même d’ailleurs fils d’avocat au Conseil d’état et à la cour de cassation.
Brillant jeune avocat inscrit au Barreau de Paris en 1909, il devient le 12e secrétaire de la Conférence dans la promotion 1912-1913 présidée par le Bâtonnier Fernand Labori. Il sera l’auteur en 1910 d’un ouvrage sur « les stipulations en faveur des ouvriers dans les entreprises de travaux publics ».
Mobilisé comme sous-lieutenant de réserve, il part avec son régiment, le 61e d’infanterie le 6 août de Privas pour la Lorraine et la ville de Dieuze, où il arrive le 19 août, après l’évacuation de la ville par les Allemands. Ces derniers, retranchés au Nord-ouest, accueillent néanmoins les troupes françaises par de violentes rafales de mitrailleuses. Le lendemain, le 20 août, le 61e régiment se voit attaquer à grands coups de mitrailleuses et d’artillerie de gros calibre, lui infligeant de lourdes pertes, parmi lesquelles Jacques Mimerel. Il a 29 ans, il est le deuxième avocat du barreau de Paris à être emporté.
Le jour même de sa mort, le bâtonnier de Privas, L. Buffin, capitaine à l’Etat-Major de la 60e brigade, ami de la famille Mimerel, écrit à Henri Robert, Bâtonnier de Paris, de le prier de «préparer sa femme [de Jacques Mimerel] et ses parents à une triste nouvelle, dont il m’est impossible écrivant sous les obus de vous donner les détails ».
Le bâtonnier de Paris se charge alors de la douloureuse mission de prévenir la famille. Il en est remercié sincèrement par le frère de Jacques, Marc : la famille avait en effet une vision très négative de la mort de Jacques, le voyant « tombant seul sous les balles ennemies », « lâché de ses soldats qui fuyaient en abandonnant le corps de leur lieutenant à quelque prussien pillard et sans honneur », « dépouillé et nu dans la poussière ». Le bâtonnier, rassurant, leur écrivit que ses hommes le pleuraient, et que ses affaires personnelles avaient été récupérées. Douze jours plus tard, le 1er septembre Jean Mimerel, 22 ans, sous-lieutenant au 159e régiment alpin d’infanterie sera tué et enterré en même temps que Jacques. Quant à Marc, le troisième il sera porté disparu au combat le 12 juin 1916.
A la fin de la guerre, Nicole la fille de Jacques, n’aura plus qu’un seul oncle et devra se consoler en pensant que son père était qualifié de « très bon officier, plein d’entrain, modèle de courage et de dévouement ». Il sera élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume en 1920.

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre de la Division le 8 mai 1919 :

    « Très bon officier, plein d’entrain, modèle de courage et de dévouement. Est tombé au champ d’honneur au combat de Dieuze le 19 août 1914 ».

  • Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume (Journal officiel du 19 juin 1920).

Sources ODAP

  • Portrait de Jacques Mimerel.
  • Faire-parts de décès de Jacques et de son frère Jean.
  • Lettre du 29 août 1914 de son frère au Bâtonnier
  • Lettre du 20 août 1914 de L. Buffin, bâtonnier de Privas et capitaine à l’Etat-Major au Bâtonnier de Paris.
  • Notice par M. Marcel Héraud, Hommage aux Morts de la Guerre. Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des Avocats – 1929

Autres Sources

Ses fiançailles avec Melle Porquet : Le Figaro du 8 décembre 1912

Son mariage : Le Figaro du 14 juin 1912 ; le Temps du 21 mai 1912 (annonce du mariage) ; Gil Blas du 14 juin 1912.

 

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