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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Millevoy photo
Millevoye lettreauBatonnier 
Millevoye Lettredesonpere

 

Henri Millevoye est né le 1er février 1881 à Hyeres (Var) d’un père avocat puis député, d’un grand père magistrat, premier Président, d’un arrière grand-père poète. Docteur en droit en 1901, il s’inscrit au stage, entra dans le cabinet de Me Ferré.

Le 4 février 1904, Henri Millevoye est inscrit au tableau. En 1904, il est admis secrétaire de la Conférence (Promotion 1905-1906) sous le Bâtonnat de Charles-Alphonse Chenu. Apprécié par le Bâtonnier Chenu, Henri Millevoye entrait dans son cabinet puis quelques années plus tard épousait sa nièce.

Henri Millevoye était aux cotés du Bâtonnier Chenu dans la défense de Madame Calmette dans le procès retentissant de Madame Caillaux qui s’ouvrait à Paris le 20 juillet 1914. Le 28 juillet 1914 lorsque Madame Caillaux est acquittée, l’Autriche-Hongrie déclarait la guerre à la Serbie et bombardait Belgrade le jour suivant. La France allait être en guerre.

En temps de paix, Henri Millevoye avait été affecté à la 22ème section de secrétaires d’E. –M., comme greffier conseil de guerre mais dès le début des opérations militaires, il sollicitait son affectation dans son régiment d’origine, le 74ème Régiment pour être au premier rang des troupes de couvertures. Adjudant, le 9 septembre 1914, après le combat de Cougivaux sur le Grand Morin, Henri Millevoye devenait sous lieutenant le 13 septembre après le combat de Thillois près de Reims.

Le 30 décembre 1914, il écrivait à sa mère : « Si j’avais suivi ma destinée, je pourrais être commis-greffier à Paris ou sergent instructeur à Paris ou à Rouen et ce serait parfaitement honorable … et je me sentirais cependant diminué à mes propres yeux…. Mes propres yeux sont les seuls qui comptent…{} C’est cinq mois d’absence (qui ont peut être aiguisé, si c’était possible, ma tendresse filiale) nous ont mis hors de la vie, et il faut être dans la vie pour se soucier de l’opinion de ses semblables. Je n’ambitionne ni action d’éclat, ni récompense, ni décoration… Je veux seulement, revenant de cette guerre, pouvoir me louer du rôle modeste que j’y aurai joué (et rien jusqu’ici ne s’y oppose) à l’heure de mon destin, regarder ma vie et me dire : « c’est bien… tu peux t’en aller … tu as bien vécu ».

Dans le courant de l’année 1915, Henri Millevoye devenu Lieutenant se fit employer dans les autos mitrailleuses. En septembre 1915, apprenant que son régiment aura sa place dans l’offensive qui de la Champagne jusqu’à l’Artois doit rejeter l’invasion allemande, il rejoignit immédiatement son régiment à la tête de sa section.

Le 25 septembre 1915, dans la plaine de Neuville-Saint-Vaast, quelques secondes avant l’assaut, Henri Millevoye haussa la tête au-dessus du parapet de la tranchée pour observer l’ennemi. Une balle l’atteignit en plein front le tuant sur le coup. Sa mère, après une recherche difficile, a retrouvé et enseveli son corps, enfoui d’abord au hasard dans la plaine d’Artois.

Henri Millevoye repose depuis 1920 dans le caveau familial à Abbeville.

Un mémorial au nord de Neuville-Saint-Vaast près du musée de la Targuette se dresse encore aujourd’hui sur lequel est gravé « ici a reposé pendant cinq ans Le Lieutenant Henri Millevoye du 74e Regt d’Inf. Mort pour la France, le 25 septembre 1915 ».

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre du Régiment, le 22 septembre 1915 :

    « S'est particulièrement signalé par son sang-froid, son énergie, son zèle, son dévouement dans les travaux de sape très pénibles et menés sans arrêt du 9 au 15 septembre, executés dans le secteur nord, très souvent sous un bombardement et une fusillade intenses ».

  • Cité à l'Ordre de l'Armée et chevalier de la Légion d'honneur, le 29 octobre 1915 :

    « Officier d’une bravoure à toute épreuve qui a su faire de sa section une unité d'élite. Est tombé mortellement frappé le 25 septembre 1915 en entraînant sa section à l'assaut des tranchées allemandes ».

  • Croix de guerre avec étoiles de bronze et palmes.
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Henri Millevoye est né le 1er février 1881 à Hyeres (Var) d’un père avocat puis député, d’un grand père magistrat, premier Président, d’un arrière grand-père poète. Docteur en droit en 1901, il s’inscrit au stage, entra dans le cabinet de Me Ferré.

Le 4 février 1904, Henri Millevoye est inscrit au tableau. En 1904, il est admis secrétaire de la Conférence (Promotion 1905-1906) sous le Bâtonnat de Charles-Alphonse Chenu. Apprécié par le Bâtonnier Chenu, Henri Millevoye entrait dans son cabinet puis quelques années plus tard épousait sa nièce.

Henri Millevoye était aux cotés du Bâtonnier Chenu dans la défense de Madame Calmette dans le procès retentissant de Madame Caillaux qui s’ouvrait à Paris le 20 juillet 1914. Le 28 juillet 1914 lorsque Madame Caillaux est acquittée, l’Autriche-Hongrie déclarait la guerre à la Serbie et bombardait Belgrade le jour suivant. La France allait être en guerre.

En temps de paix, Henri Millevoye avait été affecté à la 22ème section de secrétaires d’E. –M., comme greffier conseil de guerre mais dès le début des opérations militaires, il sollicitait son affectation dans son régiment d’origine, le 74ème Régiment pour être au premier rang des troupes de couvertures. Adjudant, le 9 septembre 1914, après le combat de Cougivaux sur le Grand Morin, Henri Millevoye devenait sous lieutenant le 13 septembre après le combat de Thillois près de Reims.

Le 30 décembre 1914, il écrivait à sa mère : « Si j’avais suivi ma destinée, je pourrais être commis-greffier à Paris ou sergent instructeur à Paris ou à Rouen et ce serait parfaitement honorable … et je me sentirais cependant diminué à mes propres yeux…. Mes propres yeux sont les seuls qui comptent…{} C’est cinq mois d’absence (qui ont peut être aiguisé, si c’était possible, ma tendresse filiale) nous ont mis hors de la vie, et il faut être dans la vie pour se soucier de l’opinion de ses semblables. Je n’ambitionne ni action d’éclat, ni récompense, ni décoration… Je veux seulement, revenant de cette guerre, pouvoir me louer du rôle modeste que j’y aurai joué (et rien jusqu’ici ne s’y oppose) à l’heure de mon destin, regarder ma vie et me dire : « c’est bien… tu peux t’en aller … tu as bien vécu ».

Dans le courant de l’année 1915, Henri Millevoye devenu Lieutenant se fit employer dans les autos mitrailleuses. En septembre 1915, apprenant que son régiment aura sa place dans l’offensive qui de la Champagne jusqu’à l’Artois doit rejeter l’invasion allemande, il rejoignit immédiatement son régiment à la tête de sa section.

Le 25 septembre 1915, dans la plaine de Neuville-Saint-Vaast, quelques secondes avant l’assaut, Henri Millevoye haussa la tête au-dessus du parapet de la tranchée pour observer l’ennemi. Une balle l’atteignit en plein front le tuant sur le coup. Sa mère, après une recherche difficile, a retrouvé et enseveli son corps, enfoui d’abord au hasard dans la plaine d’Artois.

Henri Millevoye repose depuis 1920 dans le caveau familial à Abbeville.

Un mémorial au nord de Neuville-Saint-Vaast près du musée de la Targuette se dresse encore aujourd’hui sur lequel est gravé « ici a reposé pendant cinq ans Le Lieutenant Henri Millevoye du 74e Regt d’Inf. Mort pour la France, le 25 septembre 1915 ».

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre du Régiment, le 22 septembre 1915 :

    « S'est particulièrement signalé par son sang-froid, son énergie, son zèle, son dévouement dans les travaux de sape très pénibles et menés sans arrêt du 9 au 15 septembre, executés dans le secteur nord, très souvent sous un bombardement et une fusillade intenses ».

  • Cité à l'Ordre de l'Armée et chevalier de la Légion d'honneur, le 29 octobre 1915 :

    « Officier d’une bravoure à toute épreuve qui a su faire de sa section une unité d'élite. Est tombé mortellement frappé le 25 septembre 1915 en entraînant sa section à l'assaut des tranchées allemandes ».

  • Croix de guerre avec étoiles de bronze et palmes.

Sources ODAP

  • Portrait d'Henri, Jean, Charles Millevoye
  • Lettre d'Henri Millevoye au Bâtonnier Henri Robert, 21 septembre 1915.
  • Lettre du père d'Henri Millevoye au Bâtonnier, 1er octobre 1915.
  • Notice lue par M. Charles Bonnet, Livre d’Or - Groupe des anciens Combattants du Palais - Tome 1 (1930)

  • Notice par M. Pierre Masse, Hommage aux Morts de la Guerre. Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des Avocats (1929)

Autres Sources

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