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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Lelong photo
Lelong faire partV2
Lelong lettre capitaine
Lelong tlgramme Lemery
Lelong citation 
Dèjà peut-être Jean Lelong avait-il vu son destin et le caractère terrible de la guerre qui s’annonçait lorsqu’il écrivait en 1914 : « Lutte vaste, où chaque citoyen figurera sans gloire, et, sur la tranchée assurera, par son obscur sacrifice individuel, le succès de l’œuvre collective. Guerre nouvelle, sans fantaisie, sans éclat, où, sous la pluie monotone et mathématique des shrapnells, s’exprimera un héroïsme abstrait, dépourvu de récompense ».
Le 26 septembre 1914, le soldat allemand, dont la balle le fauche au bord d’une tranchée, ignore les promesses que recelait ce jeune avocat brillant et plein de panache.
Jean, René, Lelong est né le 12 février 1884 à Dreux (Eure et Loir) dans une famille de « robins », comme il aimait à le dire. Son père, Fabien, licencié en droit, est avoué près du tribunal civil de première instance. Sa mère, Marie-Denise, est sans profession, comme il est courant à l’époque, et elle appartient à une famille de médecins. Son oncle, Henry Lelong, est notaire à Nogent-le-Roy (Eure et Loir). L’une de ses sœurs épousera un magistrat, Michel Anty, qui sera juge au tribunal de première instance d’Evreux, puis nommé auprès de celui d’Epernay en août 1914. Son chemin est tout tracé vers une carrière juridique. Il choisira le barreau.
Après une enfance à Dreux, Jean Lelong fait ses lettres classiques au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il est féru de littérature, d’escrime et de danse. Licencié en droit, il est admis au Tableau du barreau de Paris le 4 novembre 1907. Il devient le collaborateur d’Henry Lémery, ancien de Louis-le-Grand, élu député de la Martinique en 1914 et futur sous-secrétaire d’Etat de Clémenceau. Tout en commençant son exercice, il poursuit néanmoins ses études et obtient un doctorat en droit en 1909. Sa thèse, consacrée à La vie et les œuvres de Charles Loyseau, est publiée par la LGDJ et obtient un succès d’estime qui n’est pas démenti aujourd’hui.
Charles Loyseau, jurisconsulte du 17ème siècle, a critiqué la dépendance de la justice seigneuriale et a été le premier à conceptualiser les trois ordres, clergé, noblesse et paysannerie. Son amour des lettres et de l’art oratoire pousse Jean Lelong vers la conférence du stage. Il est élu 10ème secrétaire sous le bâtonnat de Fernand Labori (promotion 1911-1912). Cinq de ses pairs, issus de la même promotion, disparaitront comme lui dans la Grande Guerre. Pierre de Chauveron, dans la notice qu’il lui consacre, le décrit : « Le visage est plein et régulier sans aucune fadeur, la couleur ferme et mate, le dessin écrit en courbes modérées qui effacent les angles sans amollir le caractère. De ses yeux clairs on sent peser un regard à peine contraint par une légère myopie, plutôt lourd que mobile, regard qui s’intéresse amoureusement à son objet, même s’il doit finir par s’en moquer très finement. » Il ajoute : « Lelong était mieux doué pour appréhender directement la réalité et la décrire dans sa mobilité que pour la reconstruire selon des lois logiques. Je n’ai pas connu d’esprit moins systématique. Il pensait en artiste que la vérité peut se gouter au contact des faits, il doutait qu’elle put se prouver ».
Jean Lelong, érudit, esthète, nourri d’humanisme, est attiré par le journalisme. A partir de 1914, il trempe sa plume élégante dans la polémique, s’entraine au pamphlet et ne craint pas d’infliger des blessures : compte rendu d’audience, critiques politiques, aucun sujet ne lui échappe. Ses articles sont publiés dans ce qui deviendra l’Oeuvre. Il signe Jean Brezolles, du nom d’un petit village situé non loin de Dreux où son enfance l’a peut-être mené. C’est le piquant de sa plume qui lui vaut un duel à l’épée de combat, dont le Figaro rend compte le 26 mai 2014.
Son témoin est Robert de Jouvenel et son adversaire, A. Martini, est assisté de … Vincent de Moro-Giafferi. Une blessure qu’il inflige au bras droit de son adversaire met fin au combat, tout à son honneur. Un compte rendu d’audience du 30 juillet 1914 révèle ses qualités littéraires: « … Alors, alors s’est dressé comme un glaive M. le bâtonnier Chenu. Sa vertu intacte jeta un froid éclat. Je compris à ce moment ce que sont trente ans de vie professionnelle, d’indépendance quand elles s’appuient sur un caractère. Le dégoût de tous, il le traduisit avec grandeur, au point d’en faire de la beauté. Il arracha d’une main cruelle les derniers voiles et … la nausée brusquement s’acheva en délivrance. Minute suprême où le grand orateur par cent phrases parfaites venge la conscience publique opprimée ». Son style flamboyant lui vaut l’attention et une convocation du Figaro à la veille de la déclaration de guerre. Il ne pourra s’y rendre : il est incorporé au 101ème régiment d’infanterie en qualité de soldat de 2ème classe.
Comme toute sa génération, Jean Lelong a été nourri de grandeur nationale, de sens du devoir et du sentiment de revanche sur les Allemands. Avant son départ, il a exprimé ses émotions : « Les départs sont silencieux. On ne crie pas à tue-tête. Nous ne sommes plus des enfants. L’âme française s’est durcie et rend un son mat de fer : elle égale la légende spartiate. Partir n’est rien lorsqu’on part avec l’assurance du triomphe et de l’ennemi balayé. Nous partons, nous, avec la volonté d’une âpre lutte et d’une résistance intégrale». Le 101ème, qui appartient à l’armée Maunoury, est immédiatement envoyé vers le front, vers la Somme.
Le 23 septembre 2014, la guerre à peine commencée, il a l’ordre de tenir la route Roye-Noyon-Verpillières et d’en interdire l’accès aux Allemands. Ceux-ci sont largement équipés en artillerie lourde qui va déverser ses orages de shrapnels sur les soldats français lesquels, pour se protéger, s’enfoncent dans la terre, construisant tant bien que mal les premières tranchées. Jean Lelong est du coté de Champien, un village occupé par les Français dans le secteur à protéger. Pendant plusieurs jours, la bataille fait rage, les tranchées sont consolidées avec des planches et des madriers pillés dans Champien. Les obus teutons pleuvent tandis que les Français ne disposent, pour grosse artillerie, que d’une batterie de 75 qui ne peut rivaliser avec les canons ennemis. Les soldats sont héroïques. Chaque mètre de terre tenu est le fruit d’un exploit.
Le 26 septembre 1914, cela fait trois jours que le bataillon auquel appartient Jean Lelong est en première ligne, subissant sans relâche les assauts allemands et leur résistant. L’officier de liaison a été tué. Le capitaine demande un volontaire. Jean Lelong s’offre immédiatement. Loin de s’abriter et de ramper vers la tranchée où sa mission l’appelle, il va crânement, narguant l’ennemi et croyant sans doute que le courage et le panache rendent invulnérable. Une balle le fauche en pleine poitrine. Il expire dans les minutes qui suivent. Ses camarades, inquiets de ne pas le voir revenir, vont aller le chercher, l’un y laisse la vie et les autres renonceront provisoirement tant le feu allemand rend toute approche impossible. Son corps ne pourra être récupéré que dans la soirée.
Il est déposé dans l’église de Champien où ses camarades, puis le curé, se recueillent et prient devant la dépouille. Il doit être enterré le lendemain.
Dans la nuit, les bombardements allemands détruisent de fond en comble le village de Champien. Il ne reste qu’un paysage de terre retournée, crevassée, et de ruines. Le corps de Jean Lelong n’est plus que cendres. Le capitaine commandant le 2ème bataillon écrit au père de Jean Lelong pour lui relater les derniers moments de la vie de son fils unique et lui témoigner de l’admiration qu’il éprouvait pour l’élévation de ses sentiments et sa haute culture. Il a perdu un ami.
Le 15 octobre 1927, la Nation va rendre honneur « Aux écrivains morts pour la France ». Dans une solennelle et émouvante cérémonie au Panthéon, en présence du Président du conseil, Raymond Poincaré, et de nombreux ministres, les noms des 560 écrivains combattants, dont celui de Jean Brezolles (Jean Lelong) sont appelés pour leur rendre hommage.
Jean Lelong n’a pas de sépulture.
Son nom repose gravé sur les murs du Panthéon.

Citations  :

  • Citation à l’ordre du jour du 4ème Corps d’Armée – 15 octobre 2014 :

    « LELONG, soldat au 101ème régiment d’infanterie, agent de liaison du 2ème bataillon, s’est distingué, dans plusieurs combats, en portant des ordres, sous un feu violent, et a été tué au combat de Champien, en remplissant volontairement auprès d’un autre bataillon se trouvant engagé, une mission dont il était chargé ».

  • Citation à l’Ordre du Régiment : « Soldat courageux tué glorieusement le 26 septembre 1914.

 

Lelong photo
Lelong faire partV2
Lelong lettre capitaine
Lelong tlgramme Lemery
Lelong citation 
Dèjà peut-être Jean Lelong avait-il vu son destin et le caractère terrible de la guerre qui s’annonçait lorsqu’il écrivait en 1914 : « Lutte vaste, où chaque citoyen figurera sans gloire, et, sur la tranchée assurera, par son obscur sacrifice individuel, le succès de l’œuvre collective. Guerre nouvelle, sans fantaisie, sans éclat, où, sous la pluie monotone et mathématique des shrapnells, s’exprimera un héroïsme abstrait, dépourvu de récompense ».
Le 26 septembre 1914, le soldat allemand, dont la balle le fauche au bord d’une tranchée, ignore les promesses que recelait ce jeune avocat brillant et plein de panache.
Jean, René, Lelong est né le 12 février 1884 à Dreux (Eure et Loir) dans une famille de « robins », comme il aimait à le dire. Son père, Fabien, licencié en droit, est avoué près du tribunal civil de première instance. Sa mère, Marie-Denise, est sans profession, comme il est courant à l’époque, et elle appartient à une famille de médecins. Son oncle, Henry Lelong, est notaire à Nogent-le-Roy (Eure et Loir). L’une de ses sœurs épousera un magistrat, Michel Anty, qui sera juge au tribunal de première instance d’Evreux, puis nommé auprès de celui d’Epernay en août 1914. Son chemin est tout tracé vers une carrière juridique. Il choisira le barreau.
Après une enfance à Dreux, Jean Lelong fait ses lettres classiques au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il est féru de littérature, d’escrime et de danse. Licencié en droit, il est admis au Tableau du barreau de Paris le 4 novembre 1907. Il devient le collaborateur d’Henry Lémery, ancien de Louis-le-Grand, élu député de la Martinique en 1914 et futur sous-secrétaire d’Etat de Clémenceau. Tout en commençant son exercice, il poursuit néanmoins ses études et obtient un doctorat en droit en 1909. Sa thèse, consacrée à La vie et les œuvres de Charles Loyseau, est publiée par la LGDJ et obtient un succès d’estime qui n’est pas démenti aujourd’hui.
Charles Loyseau, jurisconsulte du 17ème siècle, a critiqué la dépendance de la justice seigneuriale et a été le premier à conceptualiser les trois ordres, clergé, noblesse et paysannerie. Son amour des lettres et de l’art oratoire pousse Jean Lelong vers la conférence du stage. Il est élu 10ème secrétaire sous le bâtonnat de Fernand Labori (promotion 1911-1912). Cinq de ses pairs, issus de la même promotion, disparaitront comme lui dans la Grande Guerre. Pierre de Chauveron, dans la notice qu’il lui consacre, le décrit : « Le visage est plein et régulier sans aucune fadeur, la couleur ferme et mate, le dessin écrit en courbes modérées qui effacent les angles sans amollir le caractère. De ses yeux clairs on sent peser un regard à peine contraint par une légère myopie, plutôt lourd que mobile, regard qui s’intéresse amoureusement à son objet, même s’il doit finir par s’en moquer très finement. » Il ajoute : « Lelong était mieux doué pour appréhender directement la réalité et la décrire dans sa mobilité que pour la reconstruire selon des lois logiques. Je n’ai pas connu d’esprit moins systématique. Il pensait en artiste que la vérité peut se gouter au contact des faits, il doutait qu’elle put se prouver ».
Jean Lelong, érudit, esthète, nourri d’humanisme, est attiré par le journalisme. A partir de 1914, il trempe sa plume élégante dans la polémique, s’entraine au pamphlet et ne craint pas d’infliger des blessures : compte rendu d’audience, critiques politiques, aucun sujet ne lui échappe. Ses articles sont publiés dans ce qui deviendra l’Oeuvre. Il signe Jean Brezolles, du nom d’un petit village situé non loin de Dreux où son enfance l’a peut-être mené. C’est le piquant de sa plume qui lui vaut un duel à l’épée de combat, dont le Figaro rend compte le 26 mai 2014.
Son témoin est Robert de Jouvenel et son adversaire, A. Martini, est assisté de … Vincent de Moro-Giafferi. Une blessure qu’il inflige au bras droit de son adversaire met fin au combat, tout à son honneur. Un compte rendu d’audience du 30 juillet 1914 révèle ses qualités littéraires: « … Alors, alors s’est dressé comme un glaive M. le bâtonnier Chenu. Sa vertu intacte jeta un froid éclat. Je compris à ce moment ce que sont trente ans de vie professionnelle, d’indépendance quand elles s’appuient sur un caractère. Le dégoût de tous, il le traduisit avec grandeur, au point d’en faire de la beauté. Il arracha d’une main cruelle les derniers voiles et … la nausée brusquement s’acheva en délivrance. Minute suprême où le grand orateur par cent phrases parfaites venge la conscience publique opprimée ». Son style flamboyant lui vaut l’attention et une convocation du Figaro à la veille de la déclaration de guerre. Il ne pourra s’y rendre : il est incorporé au 101ème régiment d’infanterie en qualité de soldat de 2ème classe.
Comme toute sa génération, Jean Lelong a été nourri de grandeur nationale, de sens du devoir et du sentiment de revanche sur les Allemands. Avant son départ, il a exprimé ses émotions : « Les départs sont silencieux. On ne crie pas à tue-tête. Nous ne sommes plus des enfants. L’âme française s’est durcie et rend un son mat de fer : elle égale la légende spartiate. Partir n’est rien lorsqu’on part avec l’assurance du triomphe et de l’ennemi balayé. Nous partons, nous, avec la volonté d’une âpre lutte et d’une résistance intégrale». Le 101ème, qui appartient à l’armée Maunoury, est immédiatement envoyé vers le front, vers la Somme.
Le 23 septembre 2014, la guerre à peine commencée, il a l’ordre de tenir la route Roye-Noyon-Verpillières et d’en interdire l’accès aux Allemands. Ceux-ci sont largement équipés en artillerie lourde qui va déverser ses orages de shrapnels sur les soldats français lesquels, pour se protéger, s’enfoncent dans la terre, construisant tant bien que mal les premières tranchées. Jean Lelong est du coté de Champien, un village occupé par les Français dans le secteur à protéger. Pendant plusieurs jours, la bataille fait rage, les tranchées sont consolidées avec des planches et des madriers pillés dans Champien. Les obus teutons pleuvent tandis que les Français ne disposent, pour grosse artillerie, que d’une batterie de 75 qui ne peut rivaliser avec les canons ennemis. Les soldats sont héroïques. Chaque mètre de terre tenu est le fruit d’un exploit.
Le 26 septembre 1914, cela fait trois jours que le bataillon auquel appartient Jean Lelong est en première ligne, subissant sans relâche les assauts allemands et leur résistant. L’officier de liaison a été tué. Le capitaine demande un volontaire. Jean Lelong s’offre immédiatement. Loin de s’abriter et de ramper vers la tranchée où sa mission l’appelle, il va crânement, narguant l’ennemi et croyant sans doute que le courage et le panache rendent invulnérable. Une balle le fauche en pleine poitrine. Il expire dans les minutes qui suivent. Ses camarades, inquiets de ne pas le voir revenir, vont aller le chercher, l’un y laisse la vie et les autres renonceront provisoirement tant le feu allemand rend toute approche impossible. Son corps ne pourra être récupéré que dans la soirée.
Il est déposé dans l’église de Champien où ses camarades, puis le curé, se recueillent et prient devant la dépouille. Il doit être enterré le lendemain.
Dans la nuit, les bombardements allemands détruisent de fond en comble le village de Champien. Il ne reste qu’un paysage de terre retournée, crevassée, et de ruines. Le corps de Jean Lelong n’est plus que cendres. Le capitaine commandant le 2ème bataillon écrit au père de Jean Lelong pour lui relater les derniers moments de la vie de son fils unique et lui témoigner de l’admiration qu’il éprouvait pour l’élévation de ses sentiments et sa haute culture. Il a perdu un ami.
Le 15 octobre 1927, la Nation va rendre honneur « Aux écrivains morts pour la France ». Dans une solennelle et émouvante cérémonie au Panthéon, en présence du Président du conseil, Raymond Poincaré, et de nombreux ministres, les noms des 560 écrivains combattants, dont celui de Jean Brezolles (Jean Lelong) sont appelés pour leur rendre hommage.
Jean Lelong n’a pas de sépulture.
Son nom repose gravé sur les murs du Panthéon.

Citations  :

  • Citation à l’ordre du jour du 4ème Corps d’Armée – 15 octobre 2014 :

    « LELONG, soldat au 101ème régiment d’infanterie, agent de liaison du 2ème bataillon, s’est distingué, dans plusieurs combats, en portant des ordres, sous un feu violent, et a été tué au combat de Champien, en remplissant volontairement auprès d’un autre bataillon se trouvant engagé, une mission dont il était chargé ».

  • Citation à l’Ordre du Régiment : « Soldat courageux tué glorieusement le 26 septembre 1914.

 

Sources ODAP

  • Télégramme d’Henry Lémery au bâtonnier Henri-Robert
  • Lettre du capitaine relatant les circonstances du décès (19 octobre 1914)
  • Faire part de décès Lettre de Monsieur Fabien Lelong au bâtonnier
  • Notice par Monsieur Pierre de Chauveron, Hommage aux Morts de la Guerre, Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des Avocats – 1929

Autres Sources

 

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