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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

GOT photo    GOT lettre frère  Got faire part GOT carton citation
 
Cet étudiant en lettres puis en droit, 1 mètre 66 aux yeux châtains, est né le 4 juin 1885 à Lodève dans l’Hérault, d’un père avoué et d’une mère sans profession.
Il effectue son service militaire au 9e régiment d’artillerie de Castres où il accède au grade de Maréchal des Logis le 27 janvier 1909. Ce titre lui confère la responsabilité des écuries. Il s’inscrit au stage le 21 mai 1913. Il effectue un stage de 4 ans chez un avoué parisien M. Péronne. Il loge alors dans un appartement au 5e étage de la rue de l’épée de Bois, près de la place Monge. Mais son rêve est «d’être avocat à Lodève ».
Le décret du 1er août 1914 le rappelle à l’activité militaire. Il arrive au corps le 5 août. Il intégrera le 5ème régiment d’artillerie de campagne (crée en 1914) le 1er avril 1917 et deviendra Maréchal des Logis chef le 8 juillet 1918. Il était en charge du ravitaillement en matériel des troupes cantonnées au front, notamment lors de la seconde bataille de la Marne. Le 7 mars 1918, il vient de faire l’objet d’une citation et en informe fièrement son bâtonnier par une lettre écrite du front : « Monsieur le Bâtonnier, j’ai le plaisir de vous envoyer le texte de la citation dont je viens d’être l’objet ». Cette citation fait référence à la nuit du 4 au 5 septembre 1917, où chargé de conduire du matériel à une batterie d’artillerie, il met à l’abri ses hommes pris sous un bombardement violent d’obus asphyxiant. Il restera avec quelques conducteurs non abrités pour maintenir ses attelages.
Après 4 années passées au front, son régiment est victime de l’épidémie de grippe espagnole. La pandémie se propage en France de façon virulente à partir de septembre 1918 et prend une tournure dramatique en octobre. Les cas sont de plus en plus compliqués, les médicaments manquent et les hôpitaux sont saturés.
« Monsieur le Bâtonnier, j’ai la douleur de vous faire part de la mort de mon frère, décédé de la grippe à l’ambulance de Villiers St Georges le 17 octobre 1918 » écrit le lieutenant Jacques Got, escadrille 260, le 10 décembre 1918. Joseph Got, maréchal des logis chef au 5e RAC d’artillerie lourde, 1ere section de mitrailleuse d’infanterie, est décédé de cette maladie «contracté en service commandé» quelques jours avant la signature de l’armistice.
Il sera décoré de la croix de guerre. Il est le dernier avocat parisien mort au front pour la France.
Son frère Jacques Got, docteur en droit de la faculté de Paris, deviendra conseiller extérieur de la France pour l’Indochine avant de poursuivre sa carrière dans ce même continent. Marié en 1910, il aura un fils, Philippe Got, et décèdera en 1949.

Citations et décorations :

  • Extrait de l’Ordre de la A.D./48 – n°3 du 9 février 1919. Le Maréchal des logis Got Joseph Mle 03076, Ie S.M.I. :

« Sous-officier très dévoué. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, chargé de conduire du matériel à une batterie d’artillerie à Pied, a été en arrivant sur la position, pris par un violent bombardement d’obus asphyxiants ; a aussitôt fait abriter une partie de ses hommes et malgré l’avis du Commandant de la batterie est resté, exposé avec quelques conducteurs pour maintenir ses attelages ».

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Cet étudiant en lettres puis en droit, 1 mètre 66 aux yeux châtains, est né le 4 juin 1885 à Lodève dans l’Hérault, d’un père avoué et d’une mère sans profession.
Il effectue son service militaire au 9e régiment d’artillerie de Castres où il accède au grade de Maréchal des Logis le 27 janvier 1909. Ce titre lui confère la responsabilité des écuries. Il s’inscrit au stage le 21 mai 1913. Il effectue un stage de 4 ans chez un avoué parisien M. Péronne. Il loge alors dans un appartement au 5e étage de la rue de l’épée de Bois, près de la place Monge. Mais son rêve est «d’être avocat à Lodève ».
Le décret du 1er août 1914 le rappelle à l’activité militaire. Il arrive au corps le 5 août. Il intégrera le 5ème régiment d’artillerie de campagne (crée en 1914) le 1er avril 1917 et deviendra Maréchal des Logis chef le 8 juillet 1918. Il était en charge du ravitaillement en matériel des troupes cantonnées au front, notamment lors de la seconde bataille de la Marne. Le 7 mars 1918, il vient de faire l’objet d’une citation et en informe fièrement son bâtonnier par une lettre écrite du front : « Monsieur le Bâtonnier, j’ai le plaisir de vous envoyer le texte de la citation dont je viens d’être l’objet ». Cette citation fait référence à la nuit du 4 au 5 septembre 1917, où chargé de conduire du matériel à une batterie d’artillerie, il met à l’abri ses hommes pris sous un bombardement violent d’obus asphyxiant. Il restera avec quelques conducteurs non abrités pour maintenir ses attelages.
Après 4 années passées au front, son régiment est victime de l’épidémie de grippe espagnole. La pandémie se propage en France de façon virulente à partir de septembre 1918 et prend une tournure dramatique en octobre. Les cas sont de plus en plus compliqués, les médicaments manquent et les hôpitaux sont saturés.
« Monsieur le Bâtonnier, j’ai la douleur de vous faire part de la mort de mon frère, décédé de la grippe à l’ambulance de Villiers St Georges le 17 octobre 1918 » écrit le lieutenant Jacques Got, escadrille 260, le 10 décembre 1918. Joseph Got, maréchal des logis chef au 5e RAC d’artillerie lourde, 1ere section de mitrailleuse d’infanterie, est décédé de cette maladie «contracté en service commandé» quelques jours avant la signature de l’armistice.
Il sera décoré de la croix de guerre. Il est le dernier avocat parisien mort au front pour la France.
Son frère Jacques Got, docteur en droit de la faculté de Paris, deviendra conseiller extérieur de la France pour l’Indochine avant de poursuivre sa carrière dans ce même continent. Marié en 1910, il aura un fils, Philippe Got, et décèdera en 1949.

Citations et décorations :

  • Extrait de l’Ordre de la A.D./48 – n°3 du 9 février 1919. Le Maréchal des logis Got Joseph Mle 03076, Ie S.M.I. :

« Sous-officier très dévoué. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, chargé de conduire du matériel à une batterie d’artillerie à Pied, a été en arrivant sur la position, pris par un violent bombardement d’obus asphyxiants ; a aussitôt fait abriter une partie de ses hommes et malgré l’avis du Commandant de la batterie est resté, exposé avec quelques conducteurs pour maintenir ses attelages ».

Sources ODAP

  • Lettre de Joseph Got au Bâtonnier, 7 mars 1918.
  • Lettre de Jacques Got au Bâtonnier, 10 décembre 1918.
  • Notes biographiques manuscrites sur Joseph Got.
  • Faire-Part de décès.
  • Fiche de citation anciennement affichée sur les murs de l'Ordre des Avocats de Paris.

Autres Sources

 

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