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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Ginisty photo
Ginisty carte
 
Rien ne prédestinait Pierre Ginisty, né le 8 mars 1884 à Genève, à être frappé d'une balle en pleine poitrine le 24 décembre 1914 à Ypres.
Il vécut une enfance heureuse et littéraire, Paul Ginisty, son père, écrivain, était un proche de Maupassant. Paul Ginisty, directeur de théâtre de l'Odéon, puis inspecteur des Monuments de France, s'attacha à lui donner une instruction littéraire ouverte sur le monde. Licencié en droit, mais également diplômé de l'école des langues orientales, il a mené une double carrière puisqu'il se partageait entre le Barreau et les Lettres.
Admis au Stage le 12 novembre 1907, il fut élu 11ème secrétaire de la Conférence pour la promotion 1913-1914.
En décembre 1910, il épousa Anne-Marie Brisson, dont le passé familial l'ancrait un peu plus dans le monde littéraire du début du siècle. En effet, son épouse Anne-Marie n'était autre que la petite-fille de Francisque Sarcey, son père Adolphe Brisson, journaliste, écrivain, directeur des Annales, avait épousé Yvonne Sarcey, critique théâtrale, son beau-frère, Pierre Brisson, devait diriger le Figaro. Cette imprégnation dans le milieu littéraire le poussa tout naturellement à écrire lui-même, en qualité de collaborateur aux Annales Politiques et Littéraires. Il commit également les "Croquis du Palais", puis il commença une carrière d'auteur dramatique.
La guerre va interrompre cette double carrière. Officier de réserve, il est mobilisé et envoyé, dans l'attente des mouvements du front, dans le midi de la France, à Pézenas. Il usera de ses relations pour monter le plus rapidement possible au front. Ce n'est qu'au mois de décembre qu'il quittera enfin Béziers pour Dunkerque, puis Ypres.
Il descend dans les tranchées le 22 décembre; le 24 au matin, avant de monter au combat, il adressera une carte de vœux de Noël au Bâtonnier. Blessé à mort le 24 dans l'après-midi, il continuera, couché dans la tranchée, à commander l'assaut :«Je suis perdu, mais qu'importe si nous avons la victoire !» Ce seraient, selon son Colonel, ses dernières paroles.
Cité à l'Ordre de l'Armée, il recevra, à titre posthume, la Légion d'Honneur, son père écrira alors au Bâtonnier : « Mais qu'est-ce que cela dans mon chagrin… »
Son nom figure sur la plaque commémorative du Panthéon dédiée « Aux écrivains morts pour la France ».

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre de l'Armée :

    « Mortellement blessé pendant qu'il reconnaissait une tranchée ennemie, n'a pas voulu se faire panser avant d'avoir transmis son commandement. A donné l'exemple de la plus haute fermeté d'âme disant, avant de mourir, à ses hommes : «Je suis perdu, mais qu'importe si nous avons la victoire !».

  • Croix de guerre. Chevalier de la légion d'honneur à titre posthume
Ginisty photo
Ginisty carte
 
Rien ne prédestinait Pierre Ginisty, né le 8 mars 1884 à Genève, à être frappé d'une balle en pleine poitrine le 24 décembre 1914 à Ypres.
Il vécut une enfance heureuse et littéraire, Paul Ginisty, son père, écrivain, était un proche de Maupassant. Paul Ginisty, directeur de théâtre de l'Odéon, puis inspecteur des Monuments de France, s'attacha à lui donner une instruction littéraire ouverte sur le monde. Licencié en droit, mais également diplômé de l'école des langues orientales, il a mené une double carrière puisqu'il se partageait entre le Barreau et les Lettres.
Admis au Stage le 12 novembre 1907, il fut élu 11ème secrétaire de la Conférence pour la promotion 1913-1914.
En décembre 1910, il épousa Anne-Marie Brisson, dont le passé familial l'ancrait un peu plus dans le monde littéraire du début du siècle. En effet, son épouse Anne-Marie n'était autre que la petite-fille de Francisque Sarcey, son père Adolphe Brisson, journaliste, écrivain, directeur des Annales, avait épousé Yvonne Sarcey, critique théâtrale, son beau-frère, Pierre Brisson, devait diriger le Figaro. Cette imprégnation dans le milieu littéraire le poussa tout naturellement à écrire lui-même, en qualité de collaborateur aux Annales Politiques et Littéraires. Il commit également les "Croquis du Palais", puis il commença une carrière d'auteur dramatique.
La guerre va interrompre cette double carrière. Officier de réserve, il est mobilisé et envoyé, dans l'attente des mouvements du front, dans le midi de la France, à Pézenas. Il usera de ses relations pour monter le plus rapidement possible au front. Ce n'est qu'au mois de décembre qu'il quittera enfin Béziers pour Dunkerque, puis Ypres.
Il descend dans les tranchées le 22 décembre; le 24 au matin, avant de monter au combat, il adressera une carte de vœux de Noël au Bâtonnier. Blessé à mort le 24 dans l'après-midi, il continuera, couché dans la tranchée, à commander l'assaut :«Je suis perdu, mais qu'importe si nous avons la victoire !» Ce seraient, selon son Colonel, ses dernières paroles.
Cité à l'Ordre de l'Armée, il recevra, à titre posthume, la Légion d'Honneur, son père écrira alors au Bâtonnier : « Mais qu'est-ce que cela dans mon chagrin… »
Son nom figure sur la plaque commémorative du Panthéon dédiée « Aux écrivains morts pour la France ».

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre de l'Armée :

    « Mortellement blessé pendant qu'il reconnaissait une tranchée ennemie, n'a pas voulu se faire panser avant d'avoir transmis son commandement. A donné l'exemple de la plus haute fermeté d'âme disant, avant de mourir, à ses hommes : «Je suis perdu, mais qu'importe si nous avons la victoire !».

  • Croix de guerre. Chevalier de la légion d'honneur à titre posthume

Sources ODAP

  • Portrait de Pierre Charles Léon Ginisty
  • Carte adressée au Bâtonnier (24 décembre 1914)
  • Notice par M. Paul-François, Hommage aux Morts de la Guerre. Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des Avocats (1929)

Autres Sources

 

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