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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Fieffé photo
Fieffé - Lettre de son père au Bâtonnier 
Louis Jules Fieffé est né le 12 octobre 1891 à Joigny dans l’Yonne. Son père, Paul Fieffé, alors âgé de 32 ans, y était Procureur de la République. Il avait épousé en 1890 Valentine Bourgoin.
Son grand père, dont il porte le prénom, Louis Fieffé, était limonadier à Paris.
Par la suite, sa famille s’installera au Chesnay ; mais on ne sait rien de son enfance, ni de sa scolarité ; il a au moins une sœur. C’est elle qui fournira à l’Ordre les renseignements demandés pour l’élaboration du Livre d’Or.
Louis est licencié en droit et licencié ès lettres. Ses études terminées, il renonce à son sursis pour accomplir son service militaire en octobre 1913. Initialement versé à la 20e section des secrétaires d’Etat-major, il passe en janvier 1916 au 16e RI et part dans la foulée à l’Ecole militaire de Saint Cyr. 
Il prête serment le 19 juillet 1916 probablement au cours d’une permission et après sa formation à l’Ecole militaire. Il est alors aspirant. Comme l’indique son père dans une lettre adressée au Bâtonnier, il plaidera en qualité d’avocat au conseil de guerre de la 25e division. Ce sera là sans doute le seul cadre où il exercera sa profession.
En avril 1917, le 16e RI se trouve dans la Somme, et occupe des tranchées à proximité de Saint Quentin et de la ligne Hindenburg. Le 13, il prend part à l'attaque de cette ligne, visant l'enlèvement de Saint-Quentin. « Précédé d'un barrage roulant, les Bataillons se lancent à l'assaut du saillant de Rocourt couvert par trois rangées de réseaux intacts qui occupent une profondeur d'une centaine de mètres ; ils pénètrent jusqu'à la troisième tranchée ennemie, mais éprouvés par de lourdes pertes, ayant épuisé leurs munitions, ils sont forcés de céder devant un ennemi très supérieur en nombre et contre-attaquant avec fureur. A la suite de cette opération, qui permit au commandement de se rendre compte de la solidité de la ligne Hindenburg, deux compagnies du régiment furent citées à l'Ordre de l'Armée : 1re et 11e . » (Historique du 16e RI).
C’est à l’occasion de cette attaque que l’aspirant Louis Fieffé, dont la bravoure et le sang-froid furent remarqués, fut cité à l’Ordre du Régiment et décoré de la Croix de guerre. Il y obtint ses galons de sous-lieutenant.
Fin juillet, le 16e RI est transporté vers le front de Verdun et s’installe près du bois d’Avocourt. Une grande offensive est prévue pour le 20 août. Elle doit permettre d’assoir solidement les positions françaises au nord de Verdun, de part et d’autre de la Meuse. C’est au cours de ces combats que Louis Fieffé fut blessé mortellement : « plaie pénétrante par balle ». Il décède à l’ambulance 6/13 de Ville sur Cousance le 22 août.
Il participa, par son engagement total aux côtés de ses hommes, à la réussite de l’action menée par son régiment. Son père écrira : « Vous pouvez être assuré, Monsieur le Bâtonnier, qu’il est mort à son poste faisant son devoir face à l’ennemi perpétuant ainsi la tradition de cette jeunesse héroïque qui se sacrifie pour nous sauver. Il était âgé de 25 ans».
Il sera décoré de la Légion d’honneur à titre posthume.

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre du Régiment, du 22 avril 1917 :
    « Pendant la période du 11 au 15 avril 1917, s’est dépensé sans compter et a fait preuve des plus belles qualités de calme et de bravoure, maintenant sa section dans un ordre parfait, sous des bombardements très violents et dans des circonstances critiques. Officier d’élite et d’un moral élevé. »
    Croix de guerre, étoile de bronze, étoile de vermeil.
  • Cité à l’Ordre de l’Armée :
    Le 20 août 1917, sous un violent tir d’artillerie s’est porté brillamment à l’assaut, atteignant avec sa section tous les objectifs et capturant de nombreux prisonniers. Est resté pendant tout le combat, jusqu’à ce qu’il fut blessé mortellement, un admirable exemple pour tous ses hommes. »
    Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
Fieffé photo
Fieffé - Lettre de son père au Bâtonnier 
Louis Jules Fieffé est né le 12 octobre 1891 à Joigny dans l’Yonne. Son père, Paul Fieffé, alors âgé de 32 ans, y était Procureur de la République. Il avait épousé en 1890 Valentine Bourgoin.
Son grand père, dont il porte le prénom, Louis Fieffé, était limonadier à Paris.
Par la suite, sa famille s’installera au Chesnay ; mais on ne sait rien de son enfance, ni de sa scolarité ; il a au moins une sœur. C’est elle qui fournira à l’Ordre les renseignements demandés pour l’élaboration du Livre d’Or.
Louis est licencié en droit et licencié ès lettres. Ses études terminées, il renonce à son sursis pour accomplir son service militaire en octobre 1913. Initialement versé à la 20e section des secrétaires d’Etat-major, il passe en janvier 1916 au 16e RI et part dans la foulée à l’Ecole militaire de Saint Cyr. 
Il prête serment le 19 juillet 1916 probablement au cours d’une permission et après sa formation à l’Ecole militaire. Il est alors aspirant. Comme l’indique son père dans une lettre adressée au Bâtonnier, il plaidera en qualité d’avocat au conseil de guerre de la 25e division. Ce sera là sans doute le seul cadre où il exercera sa profession.
En avril 1917, le 16e RI se trouve dans la Somme, et occupe des tranchées à proximité de Saint Quentin et de la ligne Hindenburg. Le 13, il prend part à l'attaque de cette ligne, visant l'enlèvement de Saint-Quentin. « Précédé d'un barrage roulant, les Bataillons se lancent à l'assaut du saillant de Rocourt couvert par trois rangées de réseaux intacts qui occupent une profondeur d'une centaine de mètres ; ils pénètrent jusqu'à la troisième tranchée ennemie, mais éprouvés par de lourdes pertes, ayant épuisé leurs munitions, ils sont forcés de céder devant un ennemi très supérieur en nombre et contre-attaquant avec fureur. A la suite de cette opération, qui permit au commandement de se rendre compte de la solidité de la ligne Hindenburg, deux compagnies du régiment furent citées à l'Ordre de l'Armée : 1re et 11e . » (Historique du 16e RI).
C’est à l’occasion de cette attaque que l’aspirant Louis Fieffé, dont la bravoure et le sang-froid furent remarqués, fut cité à l’Ordre du Régiment et décoré de la Croix de guerre. Il y obtint ses galons de sous-lieutenant.
Fin juillet, le 16e RI est transporté vers le front de Verdun et s’installe près du bois d’Avocourt. Une grande offensive est prévue pour le 20 août. Elle doit permettre d’assoir solidement les positions françaises au nord de Verdun, de part et d’autre de la Meuse. C’est au cours de ces combats que Louis Fieffé fut blessé mortellement : « plaie pénétrante par balle ». Il décède à l’ambulance 6/13 de Ville sur Cousance le 22 août.
Il participa, par son engagement total aux côtés de ses hommes, à la réussite de l’action menée par son régiment. Son père écrira : « Vous pouvez être assuré, Monsieur le Bâtonnier, qu’il est mort à son poste faisant son devoir face à l’ennemi perpétuant ainsi la tradition de cette jeunesse héroïque qui se sacrifie pour nous sauver. Il était âgé de 25 ans».
Il sera décoré de la Légion d’honneur à titre posthume.

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre du Régiment, du 22 avril 1917 :
    « Pendant la période du 11 au 15 avril 1917, s’est dépensé sans compter et a fait preuve des plus belles qualités de calme et de bravoure, maintenant sa section dans un ordre parfait, sous des bombardements très violents et dans des circonstances critiques. Officier d’élite et d’un moral élevé. »
    Croix de guerre, étoile de bronze, étoile de vermeil.
  • Cité à l’Ordre de l’Armée :
    Le 20 août 1917, sous un violent tir d’artillerie s’est porté brillamment à l’assaut, atteignant avec sa section tous les objectifs et capturant de nombreux prisonniers. Est resté pendant tout le combat, jusqu’à ce qu’il fut blessé mortellement, un admirable exemple pour tous ses hommes. »
    Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Sources ODAP

  • Portrait de Louis Fieffé

  • Lettre de son père Paul Fieffé au Bâtonnier (13 septembre 1917)

Autres Sources

 

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