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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Dumain jacques photo
   Dumain lettre mre    
Dumain tlgramme  
Dumain lettre Pfeiffer
 
En 1918, Jacques Dumain meurt lentement des suites de ses blessures. Il écrit sans répit et termine tout juste un drame intitulé Oublier :
« La Patrie n’est pas seulement la terre où reposent nos pères. Elle est aussi ce qui reste de leurs âmes parmi nous. Elle demande que rien ne soit atteint de ce qu’ils ont aimé, de ce qu’ils ont confié en garde à ceux qui sont restés et dont ils ont sauvegardé l’avenir. Elle veut surtout qu’on n’oublie pas. La mort des héros serait inutile si nous ne méditions pas sur leurs tombes, et si leurs sacrifices n’étaient pas la plus haute des leçons. C’est pourquoi nous devons agir comme s’ils étaient là encore. Les morts reçoivent de nous une vie nouvelle aussi longtemps que leur souvenir vibre en nos cœurs qu’il protège ».
Jacques Dumain, avant de mourir le 16 mai 1918, pense à ses camarades morts pour la France.
Jacques Marie Joseph Dumain naît le 7 mai 1887 dans la maison de sa famille maternelle à Dinard en Ille-et-Vilaine. Orphelin de père, alors qu’il n’a qu’un an, Jacques Dumain est fortement entouré de sa famille laquelle s’agrandit avec le remariage de sa mère, Henriette née Vimont avec Alexandre Féa-Fiori en 1902 et la naissance d’un petit frère.
Elève au Lycée Hoche de Versailles, il en sort bachelier ès-lettres. Diplômé de l’École Libre des Sciences Politiques et licencié en droit le 5 juillet 1910, il est admis au stage le 19 juillet 1910. Il devient avocat comme l’était son père, Jacques-Henri Dumain et devient le collaborateur d’Olivier Jallu, ancien secrétaire de la Conférence de la promotion 1904-1905. Jacques Dumain est élu 4ème secrétaire de la Conférence en 1914 (promotion 1914-1919) aux côtés d’Augustin Pathouot, Paul Lemoigne, Pierre Leroy, René Mettetal, Marcel Ragon, Victor Jolibois, Georges de Lacoste, Paul Katz, Maurice Prévost sous le Bâtonnat d’Henri Robert.
Dès l’appel, le 2 août 1914, Jacques Dumain bien que réformé de l’infanterie en raison de sa santé fragile, s’engage volontairement. Au prix de démarches et de ruses, évitant l’examen médical, il parvient à se faire engager dès les premiers jours d’août et rejoint le 131ème régiment d’infanterie à Orléans comme soldat de 2ème classe.
Il retrouve son régiment dans l’Argonne, se bat à Spincourt, à Cierges. Dès ce moment ses camarades craignent pour ses forces et veulent l’aider à porter son équipement. Mais Jacques Dumain refuse, il ne veut pas reculer devant la souffrance physique. Il se bat à Loupy-le-Château près de Bar-le-Duc.
Le 1er septembre 1914, blessé au talon gauche et tandis qu’il se panse derrière une meule, un obus de fort calibre le frappe et le jette au loin sans lui occasionner de blessure apparente et pourtant il est mortellement atteint d’une mort à retardement. Après s’être trainé pour échapper à l’ennemi, il tombe d’épuisement. Il reste toute la nuit sans soin, sans secours sur le champ de bataille et contracte une pleurésie qui a dégénérera en péricardite et péritonite chronique.
Le 2 septembre 1914, au matin, un officier passe à ses côtés, Pierre Kuntzel, un de ses camarades de la Conférence Berryer, qui le fait immédiatement transporter à l’ambulance. Jacques Dumain est hospitalisé puis redirigé à Orléans où il est définitivement réformé pour faiblesse générale, le 24 septembre 1914.
Il tente de s’engager à nouveau mais il lui est interdit de servir la France par les armes, il devient conseiller de Préfecture de l’Yonne pour seulement quelques mois.
De retour à Paris en mars 1915, Jacques Dumain n’a plus la santé suffisante pour reprendre sa robe d’avocat, il est nommé attaché au cabinet du sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts où il s’occupe de propagande française à l’étranger. Sachant que ses jours sont comptés, il les emploie à écrire quatre romans L’Embusqué ; Les Autres ; Le dernier cafard ; Le feu éteint et un drame : Oublier avant de s’éteindre à Dinard le 16 mai 1918, neuf jours après avoir fêté ses 31 ans.

Citations et décorations :

  • Aucune citation connue.
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Dumain lettre Pfeiffer
 
En 1918, Jacques Dumain meurt lentement des suites de ses blessures. Il écrit sans répit et termine tout juste un drame intitulé Oublier :
« La Patrie n’est pas seulement la terre où reposent nos pères. Elle est aussi ce qui reste de leurs âmes parmi nous. Elle demande que rien ne soit atteint de ce qu’ils ont aimé, de ce qu’ils ont confié en garde à ceux qui sont restés et dont ils ont sauvegardé l’avenir. Elle veut surtout qu’on n’oublie pas. La mort des héros serait inutile si nous ne méditions pas sur leurs tombes, et si leurs sacrifices n’étaient pas la plus haute des leçons. C’est pourquoi nous devons agir comme s’ils étaient là encore. Les morts reçoivent de nous une vie nouvelle aussi longtemps que leur souvenir vibre en nos cœurs qu’il protège ».
Jacques Dumain, avant de mourir le 16 mai 1918, pense à ses camarades morts pour la France.
Jacques Marie Joseph Dumain naît le 7 mai 1887 dans la maison de sa famille maternelle à Dinard en Ille-et-Vilaine. Orphelin de père, alors qu’il n’a qu’un an, Jacques Dumain est fortement entouré de sa famille laquelle s’agrandit avec le remariage de sa mère, Henriette née Vimont avec Alexandre Féa-Fiori en 1902 et la naissance d’un petit frère.
Elève au Lycée Hoche de Versailles, il en sort bachelier ès-lettres. Diplômé de l’École Libre des Sciences Politiques et licencié en droit le 5 juillet 1910, il est admis au stage le 19 juillet 1910. Il devient avocat comme l’était son père, Jacques-Henri Dumain et devient le collaborateur d’Olivier Jallu, ancien secrétaire de la Conférence de la promotion 1904-1905. Jacques Dumain est élu 4ème secrétaire de la Conférence en 1914 (promotion 1914-1919) aux côtés d’Augustin Pathouot, Paul Lemoigne, Pierre Leroy, René Mettetal, Marcel Ragon, Victor Jolibois, Georges de Lacoste, Paul Katz, Maurice Prévost sous le Bâtonnat d’Henri Robert.
Dès l’appel, le 2 août 1914, Jacques Dumain bien que réformé de l’infanterie en raison de sa santé fragile, s’engage volontairement. Au prix de démarches et de ruses, évitant l’examen médical, il parvient à se faire engager dès les premiers jours d’août et rejoint le 131ème régiment d’infanterie à Orléans comme soldat de 2ème classe.
Il retrouve son régiment dans l’Argonne, se bat à Spincourt, à Cierges. Dès ce moment ses camarades craignent pour ses forces et veulent l’aider à porter son équipement. Mais Jacques Dumain refuse, il ne veut pas reculer devant la souffrance physique. Il se bat à Loupy-le-Château près de Bar-le-Duc.
Le 1er septembre 1914, blessé au talon gauche et tandis qu’il se panse derrière une meule, un obus de fort calibre le frappe et le jette au loin sans lui occasionner de blessure apparente et pourtant il est mortellement atteint d’une mort à retardement. Après s’être trainé pour échapper à l’ennemi, il tombe d’épuisement. Il reste toute la nuit sans soin, sans secours sur le champ de bataille et contracte une pleurésie qui a dégénérera en péricardite et péritonite chronique.
Le 2 septembre 1914, au matin, un officier passe à ses côtés, Pierre Kuntzel, un de ses camarades de la Conférence Berryer, qui le fait immédiatement transporter à l’ambulance. Jacques Dumain est hospitalisé puis redirigé à Orléans où il est définitivement réformé pour faiblesse générale, le 24 septembre 1914.
Il tente de s’engager à nouveau mais il lui est interdit de servir la France par les armes, il devient conseiller de Préfecture de l’Yonne pour seulement quelques mois.
De retour à Paris en mars 1915, Jacques Dumain n’a plus la santé suffisante pour reprendre sa robe d’avocat, il est nommé attaché au cabinet du sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts où il s’occupe de propagande française à l’étranger. Sachant que ses jours sont comptés, il les emploie à écrire quatre romans L’Embusqué ; Les Autres ; Le dernier cafard ; Le feu éteint et un drame : Oublier avant de s’éteindre à Dinard le 16 mai 1918, neuf jours après avoir fêté ses 31 ans.

Citations et décorations :

  • Aucune citation connue.

Sources ODAP

  • Portrait de Jacques Dumain.
  • Notice lue par M. Pierre LeroyAuguste, Hommage aux Morts de la Guerre. Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des Avocats (1929).
  • Lettre du 22 mai 1918 de Henriette Fea-Fiori (mère de Jacques Dumain) au Bâtonnier.
  • Lettre du 21 mai 1918 du sous-lieutenant Edouard Pfeiffer (ami de Jacques Dumain) au Bâtonnier.

Autres Sources

 

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