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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Chardon
Chardon mémoirep1
Chardon - Hommage de la Ville de Thann
Chardon - LO Faculté de Paris

Ary Henri Chardon naît le 1er juin 1889, à Paris.

Il est le fils d’Anna Casson et de Georges Henri Chardon, conseiller d’Etat, membre de l’Académie des Sciences morales, qui effectua une longue et brillante carrière de haut fonctionnaire au sein de divers ministères et établissements publics. Pourtant, cet ancien élève des Beaux-Arts aurait pu choisir une tout autre voie car son talent était bien réel : l’aquarelle, le dessin et l’écriture occupèrent une grande place dans sa vie, en marge de ses occupations professionnelles.

Cette passion artistique ne fut pas sans influence sur les aspirations poétiques de son fils Ary qui publiait à 20 ans un recueil de poèmes remarqué : « Les Voix de la Forêt ». 

C’est dans une atmosphère mêlant le droit, la peinture et l’écriture, qu’il grandit avec sa sœur et son frère, entre la vie parisienne et les vacances à Barfleur qu’affectionnaient ses parents.

Ses études de droit furent brillamment menées, mais il était bien davantage intéressé par celles d’histoire et plus particulièrement celle des idées en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. La guerre ne l’en détournera pas et il publiera, quelques mois avant d’être tué au combat, un ouvrage consacré à Charles James Fox : « Fox et la Révolution française ».

A l’heure des choix qui dirigent une carrière, il privilégie le monde du droit, comme son  père, et plus tard son frère (qui deviendra conseiller d’Etat) : il choisit d’embrasser la carrière d’avocat. Il est inscrit au Stage le 13 janvier 1914.

En août 1914, il est sergent au 46e RI. Il est grièvement blessé pendant la retraite qui voit redescendre le 46e au-delà de la Meuse. Rétabli, il est affecté comme agent de liaison, puis délégué à l'administration militaire à Thann, capitale de l’Alsace française, reprise dès le début de la guerre à l’Allemagne par les troupes françaises. Il y côtoya peut-être son confrère Jean Bénac, également sergent au 46e RI, agent de liaison, détaché à l’administration de la ville, et tué le 14 décembre 1914 lors d’un bombardement de la ville.

En juin 1916, il passe au 43e RIT, puis en janvier 1917, il est affecté au 15e régiment des chasseurs à pied. Après plusieurs mois passés  en Italie dans le secteur de Monte Tomba pour consolider les positions alliées, le 15e RCP rejoint le nord de la France. Il participe à la 3e Bataille des Flandres au Mont Kemmel, puis rejoint la ligne de front en Argonne pour contrer l’une des dernières grandes offensives allemandes. C’est là que le sous-lieutenant Ary Henri Chardon (il venait d’être promu en juin) trouvera la mort, dans le secteur de Beuvraignes, le 22 août, atteint par un obus au cours d’une reconnaissance menée avec bravoure sous un bombardement.

La nouvelle de sa mort arriva jusqu’aux habitants de Thann que son chemin avait croisé quelques années auparavant. Son souvenir ne les avait pas quittés :

« La mort du sous-lieutenant Henri Chardon glorieusement tombé au Champ d’Honneur met en deuil nos cœurs d’Alsaciens français.

Sa bonté, sa simplicité, son courage lui ont acquis spontanément notre affection si jalouse de se donner.

Il s’est assis à nos foyers comme un frère ou comme un fils, aussi nous le pleurons comme un des nôtres et des meilleurs…. »

Ces quelques mots furent adressés à son père, Georges Chardon, sur une carte couverte de signatures, hommage émouvant des alsaciens  de Thann à ce jeune soldat qui était devenu leur ami. Très touché, M. Chardon offrit en 1920 à la ville, « capitale de l’Alsace française » un monument en souvenir de son fils.

Historien et poète, son nom figure sur la plaque commémorative du Panthéon et est cité dans l’Anthologie des écrivains morts à la guerre 1914-1918.

Citations et décorations :

  • 1° Cité à l'Ordre de l'Armée :

    « Le 22 août 1918, sous un bombardement des plus violents, a continué la reconnaissance dont il était chargé, avec le courage calme qui faisait l'admiration de tout le 15e Chasseurs. A été tué en accomplissant sa mission. »

  • 2° Cité à l'Ordre de l'Armée :

    « Officier d'élite, âme délicate, esprit aussi ouvert que modeste, le sous-lieutenant Chardon, par toutes ses qualités, reste une des plus belles figures du bataillon. »

  • Croix de guerre
Chardon monument érigé à Thann 
"A la mémoire d'Henri Chardon sous-lieutenant au 15e Chasseurs à Pied tué le 22 août 1918 et en souvenir de tous ceux qui sont tombés à l'aube de la victoire"
Chardon
Chardon mémoirep1
Chardon - Hommage de la Ville de Thann
Chardon - LO Faculté de Paris

Ary Henri Chardon naît le 1er juin 1889, à Paris.

Il est le fils d’Anna Casson et de Georges Henri Chardon, conseiller d’Etat, membre de l’Académie des Sciences morales, qui effectua une longue et brillante carrière de haut fonctionnaire au sein de divers ministères et établissements publics. Pourtant, cet ancien élève des Beaux-Arts aurait pu choisir une tout autre voie car son talent était bien réel : l’aquarelle, le dessin et l’écriture occupèrent une grande place dans sa vie, en marge de ses occupations professionnelles.

Cette passion artistique ne fut pas sans influence sur les aspirations poétiques de son fils Ary qui publiait à 20 ans un recueil de poèmes remarqué : « Les Voix de la Forêt ». 

C’est dans une atmosphère mêlant le droit, la peinture et l’écriture, qu’il grandit avec sa sœur et son frère, entre la vie parisienne et les vacances à Barfleur qu’affectionnaient ses parents.

Ses études de droit furent brillamment menées, mais il était bien davantage intéressé par celles d’histoire et plus particulièrement celle des idées en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. La guerre ne l’en détournera pas et il publiera, quelques mois avant d’être tué au combat, un ouvrage consacré à Charles James Fox : « Fox et la Révolution française ».

A l’heure des choix qui dirigent une carrière, il privilégie le monde du droit, comme son  père, et plus tard son frère (qui deviendra conseiller d’Etat) : il choisit d’embrasser la carrière d’avocat. Il est inscrit au Stage le 13 janvier 1914.

En août 1914, il est sergent au 46e RI. Il est grièvement blessé pendant la retraite qui voit redescendre le 46e au-delà de la Meuse. Rétabli, il est affecté comme agent de liaison, puis délégué à l'administration militaire à Thann, capitale de l’Alsace française, reprise dès le début de la guerre à l’Allemagne par les troupes françaises. Il y côtoya peut-être son confrère Jean Bénac, également sergent au 46e RI, agent de liaison, détaché à l’administration de la ville, et tué le 14 décembre 1914 lors d’un bombardement de la ville.

En juin 1916, il passe au 43e RIT, puis en janvier 1917, il est affecté au 15e régiment des chasseurs à pied. Après plusieurs mois passés  en Italie dans le secteur de Monte Tomba pour consolider les positions alliées, le 15e RCP rejoint le nord de la France. Il participe à la 3e Bataille des Flandres au Mont Kemmel, puis rejoint la ligne de front en Argonne pour contrer l’une des dernières grandes offensives allemandes. C’est là que le sous-lieutenant Ary Henri Chardon (il venait d’être promu en juin) trouvera la mort, dans le secteur de Beuvraignes, le 22 août, atteint par un obus au cours d’une reconnaissance menée avec bravoure sous un bombardement.

La nouvelle de sa mort arriva jusqu’aux habitants de Thann que son chemin avait croisé quelques années auparavant. Son souvenir ne les avait pas quittés :

« La mort du sous-lieutenant Henri Chardon glorieusement tombé au Champ d’Honneur met en deuil nos cœurs d’Alsaciens français.

Sa bonté, sa simplicité, son courage lui ont acquis spontanément notre affection si jalouse de se donner.

Il s’est assis à nos foyers comme un frère ou comme un fils, aussi nous le pleurons comme un des nôtres et des meilleurs…. »

Ces quelques mots furent adressés à son père, Georges Chardon, sur une carte couverte de signatures, hommage émouvant des alsaciens  de Thann à ce jeune soldat qui était devenu leur ami. Très touché, M. Chardon offrit en 1920 à la ville, « capitale de l’Alsace française » un monument en souvenir de son fils.

Historien et poète, son nom figure sur la plaque commémorative du Panthéon et est cité dans l’Anthologie des écrivains morts à la guerre 1914-1918.

Citations et décorations :

  • 1° Cité à l'Ordre de l'Armée :

    « Le 22 août 1918, sous un bombardement des plus violents, a continué la reconnaissance dont il était chargé, avec le courage calme qui faisait l'admiration de tout le 15e Chasseurs. A été tué en accomplissant sa mission. »

  • 2° Cité à l'Ordre de l'Armée :

    « Officier d'élite, âme délicate, esprit aussi ouvert que modeste, le sous-lieutenant Chardon, par toutes ses qualités, reste une des plus belles figures du bataillon. »

  • Croix de guerre
Chardon monument érigé à Thann 
"A la mémoire d'Henri Chardon sous-lieutenant au 15e Chasseurs à Pied tué le 22 août 1918 et en souvenir de tous ceux qui sont tombés à l'aube de la victoire"

Sources ODAP

  • Portrait de Ary-Henri Chardon
  • A la mémoire de Ary-Henri Chardon
  • Hommage de la population de Thann

Autres Sources

 

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