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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

 Becdelièvre photo
 Becdelièvre photo notice
Becdelièvre notice couverture

« Il n’a guère eu de sa carrière militaire que les peines. Il n’avait pas d’ambition, ne recherchait pas la gloire, ni les récompenses, mais simplement l’accomplissement de son devoir, sous toutes ses formes. Il disait lui-même qu’il n’était pas parti pour gagner des galons et des décorations, mais simplement pour défendre son pays. » Lettre de son épouse du 9 décembre 1918.

Le vicomte Hervé de Becdelièvre, fils de Gaston de Becdelièvre et de Marie Josèphe Gabrielle de Pavin de la Farge naquit le 5 février 1883 à Bordeaux. Il est le second de 7 enfants.

Son père est militaire de carrière, sorti de Saint Cyr, combattant pendant la guerre de 1870. Il prendra sa retraite avec le grade de lieutenant-colonel.

Hervé fait ses études au collège des Jésuites  à Tours et Lyon où son père est en garnison.

Il effectue son service militaire en 1904 au 75e RI à Romans. Issu d’une longue lignée de soldats par sa famille paternelle,  il aurait pu se laisser séduire par la vie militaire. Mais il lui préféra celle d’avocat.

Après des études de droit à l’Université de Lyon où il obtient sa licence en 1908, il est tout d’abord inscrit au Barreau de Lyon de 1908 à 1913, qu’il quitte pour le Barreau de Paris. C’est également en 1913 qu’il épouse le 27 mai, Alix-Renée de  Bonnecorse de Lubières, 24 ans,  (affectueusement appelée Reyne). Ils auront deux enfants : Alain, né le 19 mars 1914, et Alix née le 2 septembre 1916.

En juillet 1912, ses parents deviennent propriétaires du château de  Blanchelaine à Mercurol dans la Drôme. Il est vite séduit par cette région et, passionné d’archéologie et d’histoire de l’art, il deviendra membre de la Société d'archéologie de la Drôme.

Il part dès le début de la guerre, affecté au 275e RI comme sergent. Son frère Guy  participera également aux combats.  Il l’évoquera souvent dans les lettres qu’il écrira à son épouse et à sa mère.

Des lettres qui relatent les paysages désolés, « tous les clochers sont par terre et les églises ont flambé, et les troupeaux de moutons se vautrent dans la fange des maisons brûlées », et les tranchées « effroyables,  au milieu d’une mer de cadavres … Les hommes vivent au milieu de tous ces cadavres non enterrés ; dès qu’ils creusent, ils tombent sur d’autres cadavres… ».

Mais il est habité d’un sens du devoir à toute épreuve et d’une foi chrétienne inébranlable qui lui permettent d’affronter les horreurs de la guerre, l’épuisement, les combats, la maladie qui l’éloigne du front pour plusieurs mois à son corps défendant…

Affecté au 158e RI, il repart pour le front en janvier 1917.

En septembre 1917, promu Lieutenant, il passe au 272e RI et monte au front à la côte 304 à Verdun. Au mois d'avril 1918, le 272e RI est envoyé dans la Somme ; en août,  il obtint une citation ainsi qu'une Croix de Guerre avec palme.

En septembre, son régiment part rejoindre l’offensive menée en Champagne depuis le 26 août.

Le 28, alors qu’il allait lancer une nouvelle offensive avec ses hommes, il est tué sur le coup d'une balle en plein cœur devant l'ouvrage dit " la Muselière" devant le village de Manre (commune des Ardennes).

Le lieutenant de Becdelièvre fut apprécié de tous ceux qui partagèrent ses années de guerre. Son humilité, son calme, sa droiture et son courage lui avaient valu l’estime et l’affection de ses supérieurs comme de ses hommes.

« Nous l’aimions beaucoup. C’était un si bon chef. »

Son corps fut inhumé dans un petit cimetière créé pour les morts du 272e RI sur la route de Tahure à Ripont. Le 29 novembre 1918, il fut cité à l'ordre de la IV Armée à titre posthume pour les journées de combats des 26 et 27 septembre 1917.

Citations à titre posthume :

  • Cité à l'Ordre N° 268 du Corps d'Armée, le 15 août 1918

    « Les 8 et 9 août 1918 a conduit vigoureusement sa compagnie à l'attaque d'un bois fortement tenu par l'ennemi, à la conquête duquel il a largement contribué, assurant par son implulsion énergique la progression de ses sections sous le feu violent de nombreuses mitrailleuses».

  • Cité à l'Ordre N° 1474 de la IVe Armée, le 22 novembre 1918

    « Pendant les journées des 26 et 27 septembre, a conduit sa section à l'attaque, avec un courage et une audace admirables. Le 28, son capitaine venant d'être blessé, a pris le commandement de la compagnie, l'a maintenue sur les positions conquises, malgré le feu violent de l'ennemi et a été tué en se portant en avant pour une nouvelle progression ».

  • Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume (Journal Officiel, 12 mars 1920)
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« Il n’a guère eu de sa carrière militaire que les peines. Il n’avait pas d’ambition, ne recherchait pas la gloire, ni les récompenses, mais simplement l’accomplissement de son devoir, sous toutes ses formes. Il disait lui-même qu’il n’était pas parti pour gagner des galons et des décorations, mais simplement pour défendre son pays. » Lettre de son épouse du 9 décembre 1918.

Le vicomte Hervé de Becdelièvre, fils de Gaston de Becdelièvre et de Marie Josèphe Gabrielle de Pavin de la Farge naquit le 5 février 1883 à Bordeaux. Il est le second de 7 enfants.

Son père est militaire de carrière, sorti de Saint Cyr, combattant pendant la guerre de 1870. Il prendra sa retraite avec le grade de lieutenant-colonel.

Hervé fait ses études au collège des Jésuites  à Tours et Lyon où son père est en garnison.

Il effectue son service militaire en 1904 au 75e RI à Romans. Issu d’une longue lignée de soldats par sa famille paternelle,  il aurait pu se laisser séduire par la vie militaire. Mais il lui préféra celle d’avocat.

Après des études de droit à l’Université de Lyon où il obtient sa licence en 1908, il est tout d’abord inscrit au Barreau de Lyon de 1908 à 1913, qu’il quitte pour le Barreau de Paris. C’est également en 1913 qu’il épouse le 27 mai, Alix-Renée de  Bonnecorse de Lubières, 24 ans,  (affectueusement appelée Reyne). Ils auront deux enfants : Alain, né le 19 mars 1914, et Alix née le 2 septembre 1916.

En juillet 1912, ses parents deviennent propriétaires du château de  Blanchelaine à Mercurol dans la Drôme. Il est vite séduit par cette région et, passionné d’archéologie et d’histoire de l’art, il deviendra membre de la Société d'archéologie de la Drôme.

Il part dès le début de la guerre, affecté au 275e RI comme sergent. Son frère Guy  participera également aux combats.  Il l’évoquera souvent dans les lettres qu’il écrira à son épouse et à sa mère.

Des lettres qui relatent les paysages désolés, « tous les clochers sont par terre et les églises ont flambé, et les troupeaux de moutons se vautrent dans la fange des maisons brûlées », et les tranchées « effroyables,  au milieu d’une mer de cadavres … Les hommes vivent au milieu de tous ces cadavres non enterrés ; dès qu’ils creusent, ils tombent sur d’autres cadavres… ».

Mais il est habité d’un sens du devoir à toute épreuve et d’une foi chrétienne inébranlable qui lui permettent d’affronter les horreurs de la guerre, l’épuisement, les combats, la maladie qui l’éloigne du front pour plusieurs mois à son corps défendant…

Affecté au 158e RI, il repart pour le front en janvier 1917.

En septembre 1917, promu Lieutenant, il passe au 272e RI et monte au front à la côte 304 à Verdun. Au mois d'avril 1918, le 272e RI est envoyé dans la Somme ; en août,  il obtint une citation ainsi qu'une Croix de Guerre avec palme.

En septembre, son régiment part rejoindre l’offensive menée en Champagne depuis le 26 août.

Le 28, alors qu’il allait lancer une nouvelle offensive avec ses hommes, il est tué sur le coup d'une balle en plein cœur devant l'ouvrage dit " la Muselière" devant le village de Manre (commune des Ardennes).

Le lieutenant de Becdelièvre fut apprécié de tous ceux qui partagèrent ses années de guerre. Son humilité, son calme, sa droiture et son courage lui avaient valu l’estime et l’affection de ses supérieurs comme de ses hommes.

« Nous l’aimions beaucoup. C’était un si bon chef. »

Son corps fut inhumé dans un petit cimetière créé pour les morts du 272e RI sur la route de Tahure à Ripont. Le 29 novembre 1918, il fut cité à l'ordre de la IV Armée à titre posthume pour les journées de combats des 26 et 27 septembre 1917.

Citations à titre posthume :

  • Cité à l'Ordre N° 268 du Corps d'Armée, le 15 août 1918

    « Les 8 et 9 août 1918 a conduit vigoureusement sa compagnie à l'attaque d'un bois fortement tenu par l'ennemi, à la conquête duquel il a largement contribué, assurant par son implulsion énergique la progression de ses sections sous le feu violent de nombreuses mitrailleuses».

  • Cité à l'Ordre N° 1474 de la IVe Armée, le 22 novembre 1918

    « Pendant les journées des 26 et 27 septembre, a conduit sa section à l'attaque, avec un courage et une audace admirables. Le 28, son capitaine venant d'être blessé, a pris le commandement de la compagnie, l'a maintenue sur les positions conquises, malgré le feu violent de l'ennemi et a été tué en se portant en avant pour une nouvelle progression ».

  • Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume (Journal Officiel, 12 mars 1920)

Sources ODAP

  • Portrait de Hervé Marie Joseph De Becdelièvre
  • Notice sur le Vicomte Hervé de Becdelièvre par Mgr Charles Bellet (couverture, photo)

Autres Sources

 

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