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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Bouche photo  Lettre deces BoucheLettre Bondoux mort Bouche
 
Le front haut, le sourcil fourni, la moustache noire, Léon Bouche a le regard perçant et décidé de ceux pour qui la réussite ne peut être que le fruit du travail.
Il est né le 4 juin 1885 à Lezoux, village du Puy-de-Dôme, proche du « château que baignait la Dore », Souvenir du Pays de France de Châteaubriand.
Son père, d’un milieu modeste, terminera sa carrière aux chemins-de-fer comme chef de gare de la ville d’Ambert.
Léon Bouche ne suivra pas la même voie, puisqu’il obtiendra, le 19 juillet 1909 sa licence à l’Université de Lyon. Il poursuivra son cursus universitaire et deviendra docteur en droit et docteur en sciences politiques et économiques.
Admis au Stage le 2 février 1911, il se liera d’amitié avec son confrère Joseph Python, député du Puy-de-Dôme de 1910 à 1914, conseil des Auvergnats de Paris, président de la société littéraire « La Musette », fondateur de l’Union des Jeunes Avocats, résistant, mort pour avoir refusé de violer le secret professionnel.
C’est tout naturellement qu’en août 1914, à la déclaration de guerre, il rejoint Clermont-Ferrand où il est enrôlé dans le 329ème Régiment d’Infanterie qui vient d’être créé. Au grade de sergent, il participera à la bataille de la Marne, à la bataille de l’Aisne, à l’offensive d’Artois, puis à l’offensive de Champagne, à celle de la Somme et, enfin, en juillet 1917, à la bataille du Chemin des Dames.
Depuis juillet 1916, Léon Bouche est soldat et défenseur.
En effet, après les cruels décrets d’août et septembre 1914 qui abolissaient toute possibilité de révision des décisions des tribunaux militaires qui étaient exécutoires de plein droit, peu à peu, face aux exécutions sommaires, les parlementaires restaurèrent, non seulement les droits de révision des jugements militaires, mais consacrèrent le droit à avoir pour tout homme une défense digne et compétente. Le 12 février 1916, une circulaire du grand Quartier Général mettait en œuvre le recensement, dans chaque armée, des militaires les plus aptes, de par leur profession dans le civil ou leur formation, à servir dans les tribunaux militaires. C’est ainsi que Léon Bouche fut désigné comme défenseur près du Conseil de Guerre de la 158ème Division.
Ce 26 juillet 1917, Léon Bouche devait se rendre au Conseil de Guerre où l’attendait le Lieutenant Georges Bondoux, commissaire rapporteur près du Conseil de Guerre. Cependant, ce matin du 26 juillet, le 329ème Régiment d’Infanterie devait contre-attaquer pour reprendre le boyau de Toc. Après avoir participé à cette offensive, Léon Bouche, reprenant sa mission de défenseur, pris le chemin du Conseil de Guerre.
C’est là, sur la route, avec le médecin major Lecompte qui l’accompagnait, qu’il fut touché mortellement par un obus, à 32 ans.
Enterré sur les lieux de combats (cimetière militaire de Noeuilly dans le Pas-de-Calais), ce n’est qu’après la guerre qu’il fut inhumé dans le cimetière de Lezoux, dont le Monument aux Morts de pierres volcaniques noires est célèbre pour sa devise pacifiste : « Aux enfants de Lezoux, victimes de la guerre, à ceux qui ont combattu pour l’abolir ».
Léon Bouche reçut la médaille militaire à titre posthume le 9 septembre 1920.

Citations et décorations :

  • Médaille militaire à titre posthume 9 septembre 1920.
Bouche photo  Lettre deces BoucheLettre Bondoux mort Bouche
 
Le front haut, le sourcil fourni, la moustache noire, Léon Bouche a le regard perçant et décidé de ceux pour qui la réussite ne peut être que le fruit du travail.
Il est né le 4 juin 1885 à Lezoux, village du Puy-de-Dôme, proche du « château que baignait la Dore », Souvenir du Pays de France de Châteaubriand.
Son père, d’un milieu modeste, terminera sa carrière aux chemins-de-fer comme chef de gare de la ville d’Ambert.
Léon Bouche ne suivra pas la même voie, puisqu’il obtiendra, le 19 juillet 1909 sa licence à l’Université de Lyon. Il poursuivra son cursus universitaire et deviendra docteur en droit et docteur en sciences politiques et économiques.
Admis au Stage le 2 février 1911, il se liera d’amitié avec son confrère Joseph Python, député du Puy-de-Dôme de 1910 à 1914, conseil des Auvergnats de Paris, président de la société littéraire « La Musette », fondateur de l’Union des Jeunes Avocats, résistant, mort pour avoir refusé de violer le secret professionnel.
C’est tout naturellement qu’en août 1914, à la déclaration de guerre, il rejoint Clermont-Ferrand où il est enrôlé dans le 329ème Régiment d’Infanterie qui vient d’être créé. Au grade de sergent, il participera à la bataille de la Marne, à la bataille de l’Aisne, à l’offensive d’Artois, puis à l’offensive de Champagne, à celle de la Somme et, enfin, en juillet 1917, à la bataille du Chemin des Dames.
Depuis juillet 1916, Léon Bouche est soldat et défenseur.
En effet, après les cruels décrets d’août et septembre 1914 qui abolissaient toute possibilité de révision des décisions des tribunaux militaires qui étaient exécutoires de plein droit, peu à peu, face aux exécutions sommaires, les parlementaires restaurèrent, non seulement les droits de révision des jugements militaires, mais consacrèrent le droit à avoir pour tout homme une défense digne et compétente. Le 12 février 1916, une circulaire du grand Quartier Général mettait en œuvre le recensement, dans chaque armée, des militaires les plus aptes, de par leur profession dans le civil ou leur formation, à servir dans les tribunaux militaires. C’est ainsi que Léon Bouche fut désigné comme défenseur près du Conseil de Guerre de la 158ème Division.
Ce 26 juillet 1917, Léon Bouche devait se rendre au Conseil de Guerre où l’attendait le Lieutenant Georges Bondoux, commissaire rapporteur près du Conseil de Guerre. Cependant, ce matin du 26 juillet, le 329ème Régiment d’Infanterie devait contre-attaquer pour reprendre le boyau de Toc. Après avoir participé à cette offensive, Léon Bouche, reprenant sa mission de défenseur, pris le chemin du Conseil de Guerre.
C’est là, sur la route, avec le médecin major Lecompte qui l’accompagnait, qu’il fut touché mortellement par un obus, à 32 ans.
Enterré sur les lieux de combats (cimetière militaire de Noeuilly dans le Pas-de-Calais), ce n’est qu’après la guerre qu’il fut inhumé dans le cimetière de Lezoux, dont le Monument aux Morts de pierres volcaniques noires est célèbre pour sa devise pacifiste : « Aux enfants de Lezoux, victimes de la guerre, à ceux qui ont combattu pour l’abolir ».
Léon Bouche reçut la médaille militaire à titre posthume le 9 septembre 1920.

Citations et décorations :

  • Médaille militaire à titre posthume 9 septembre 1920.

Sources ODAP

  • Portrait de Léon Bouche
  • Lettre d'un confrère au Bâtonnier (1er août 1917)
  • Lettre du sous-lieutenant Georges Bondoux au Bâtonnier (29 juillet 1917)

Autres Sources

  • Blog association 14-18.org. Historique du 329e RI (Les anciens du 329, Amicale des anciens du 329, sans date) numérisé par Thomas Piéplu.
 

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