Contact

Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

En savoir plus

Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Adelphe vignette
Adelphe lettreauBatonnier
 
  Adelphe monumentCette photographie est sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0
Louis Adelphe est né le 3 février 1879, à Dommartin-sous-Amance en Meurthe et de parents lorrains. Son père, Louis Eugène, était instituteur.
Docteur ès lettres et docteur en droit, il est avocat au Barreau de Toul puis de Paris à partir du 6 mai 1913 et Professeur de philosophie politique à l’école des hautes études sociales en même temps que Charles Péguy dont il est l’ami. Agé de 35 ans en août 1914, il est mobilisé sitôt la déclaration de guerre dans le 69ème Régiment d’Infanterie et commandera comme lieutenant, la 1ère section de la première compagnie avant d’être promu capitaine.
Dès les premiers jours de sa mobilisation, il exprime à ses parents sa fierté et son bonheur de pouvoir accomplir son devoir, le 11: « j’espère que vous n’allez pas être tristes pour moi, au contraire, réjouissez vous à la pensée d’avoir pu mettre au service du pays un solide officier » et le 15 août 1914 : « Je vous écris par un beau temps doux et calme au milieux des soldats dévoués, valides et brûlants d’ardeurs… Ne vous faites aucun souci pour moi qui suis très heureux de faire mon devoir et d’avoir été placé en première ligne ».
Le 31 août 1914, la veille de sa mort, il écrit encore à ses parents : « n’allez surtout pas vous attendrir à droite ou à gauche avec quelques pleureurs ou pleureuses, car je désapprouve davantage ces façons : ceux qui font la guerre accomplissent un haut devoir que seuls remplissent les hommes dignes de ce nom. Donc ils ne sont pas à plaindre, le seul malheur serait d’être incapable de faire la guerre. Ici tous les 280 hommes que je commande, il n’en est pas un seul qui ne soit gai et plein d’entrain.»
Le 1er septembre 1914 à l’attaque de Ferme Saint Epvre sur le plateau de Friscati, près de Deuxville et Lunéville encourageant ses hommes, Louis Adelphe est tué, la moitié de la tête emportée par un obus.

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre du Régiment :
    « Officier rempli de vaillance et de sang froid, le 1er septembre 1914 s’est maintenu sur la position conquise, malgré un bombardement des plus meurtrier. A été tué le même jour, à la tête de sa compagnie, en encourageant ses hommes par son exemple».
  • Chevalier de la légion d’honneur et croix de guerre avec Palmes à titre posthume (même termes que la citation).
Adelphe vignette
Adelphe lettreauBatonnier
 
  Adelphe monumentCette photographie est sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0
Louis Adelphe est né le 3 février 1879, à Dommartin-sous-Amance en Meurthe et de parents lorrains. Son père, Louis Eugène, était instituteur.
Docteur ès lettres et docteur en droit, il est avocat au Barreau de Toul puis de Paris à partir du 6 mai 1913 et Professeur de philosophie politique à l’école des hautes études sociales en même temps que Charles Péguy dont il est l’ami. Agé de 35 ans en août 1914, il est mobilisé sitôt la déclaration de guerre dans le 69ème Régiment d’Infanterie et commandera comme lieutenant, la 1ère section de la première compagnie avant d’être promu capitaine.
Dès les premiers jours de sa mobilisation, il exprime à ses parents sa fierté et son bonheur de pouvoir accomplir son devoir, le 11: « j’espère que vous n’allez pas être tristes pour moi, au contraire, réjouissez vous à la pensée d’avoir pu mettre au service du pays un solide officier » et le 15 août 1914 : « Je vous écris par un beau temps doux et calme au milieux des soldats dévoués, valides et brûlants d’ardeurs… Ne vous faites aucun souci pour moi qui suis très heureux de faire mon devoir et d’avoir été placé en première ligne ».
Le 31 août 1914, la veille de sa mort, il écrit encore à ses parents : « n’allez surtout pas vous attendrir à droite ou à gauche avec quelques pleureurs ou pleureuses, car je désapprouve davantage ces façons : ceux qui font la guerre accomplissent un haut devoir que seuls remplissent les hommes dignes de ce nom. Donc ils ne sont pas à plaindre, le seul malheur serait d’être incapable de faire la guerre. Ici tous les 280 hommes que je commande, il n’en est pas un seul qui ne soit gai et plein d’entrain.»
Le 1er septembre 1914 à l’attaque de Ferme Saint Epvre sur le plateau de Friscati, près de Deuxville et Lunéville encourageant ses hommes, Louis Adelphe est tué, la moitié de la tête emportée par un obus.

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre du Régiment :
    « Officier rempli de vaillance et de sang froid, le 1er septembre 1914 s’est maintenu sur la position conquise, malgré un bombardement des plus meurtrier. A été tué le même jour, à la tête de sa compagnie, en encourageant ses hommes par son exemple».
  • Chevalier de la légion d’honneur et croix de guerre avec Palmes à titre posthume (même termes que la citation).

Sources ODAP

  • Portrait de Louis Adelphe
  • Lettre de son beau-frère M. Pastor au Bâtonnier (11 avril 1916)

 

Autres sources

Deuxville (rue Saint Epvre) – Stèle commémorative

Dommartin-lès-Toul : Monument aux morts

Nancy 13, place Carnot - Dans la cour intérieure - "Faculté de Droit de Nancy - Étudiants et Anciens Étudiants Morts pour la France"

 

Ce site utilise des cookies

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.