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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Agard photo
Agard Lettre de son oncle 
Agard Lettre de M. Morand 
 
Pierre, Jean, Baptiste Agard naît le 27 février 1889 dans la commune de Nontron en Dordogne. Il est le fils unique de Pierre-Alfred Agard et de Marie, Françoise, Louise, née Garreau-Lafaurie. Son père, originaire de Feuillade en Charente est fortuné et propriétaire. Il est conseiller municipal de Nontron et très impliqué dans le développement agricole de la région.
Après de bonnes études au lycée Guez de Balzac à Angoulême, bachelier, Pierre Agard s’inscrit à la Faculté de Droit de Paris et à l'Ecole libre des sciences politiques. Il est licencié en droit le 16 juillet 1910.
En octobre 1910, il fait son service militaire au 50e Régiment d’Infanterie à Périgueux. Sitôt libéré, il prépare son doctorat et demande son inscription au Barreau de Paris. Il est y admis le 9 juillet 1913.
Dès l’ordre de mobilisation générale, Pierre Agard rejoint son corps à Périgueux, le 3 août 1914 comme brancardier.
Il est à Villers-Daucourt et à Givry-en-Argonne dès le 7 août. A la suite de l’ordre donné aux 3e et 4e armées de lancer dans les Ardennes et le Luxembourg « une offensive violente et soudaine », Pierre Agard avec son régiment marche vers le nord dès le 20 août 1914. Le 21, il se trouve à l’est de Carignan, près de la frontière belge. Le 22, il est à Saint Médard en Belgique où l’armée française éprouve de fortes pertes au combat contre l’ennemi.
C’est dans la journée du 23 août 1914, aussi meurtrière que la précédente, que le brancardier Pierre Agard occupé à secourir des blessés à Saint-Médard est resté aux mains de l’ennemi et fait prisonnier.
Interné au camp de Göttingen puis à celui d’Ohrdruf où il collabore au journal des prisonniers, La Gazette d’Ohrdruf; puis, pour des raisons inconnues, Pierre Agard est envoyé dans un camp de représailles en région de Courlande où pendant près de huit mois, il souffre de privation de nourriture, de froid, de travail excessif, de mauvais traitements.
Rendu à la liberté et à sa famille, le 10 octobre 1916, Pierre Agard rejoint son dépôt à Périgueux dix jours plus tard. Epuisé par les souffrances physiques et morales engendrées pendant sa captivité, ses forces trahissent son courage, il meurt, le 25 octobre, à l'hôpital mixte de Périgueux, il a 27 ans.
Agard nécrologie
Le père de Pierre Agard, cruellement atteint par le décès de son fils unique meurt le 10 décembre 1916. A sa mort, il lègue une partie de sa fortune pour que soit édifié dans sa propriété de Talivaud, un hôpital civil et militaire portant son nom et celui de son fils.
La mère de Pierre Agard, malgré les terribles épreuves, s’associe aux œuvres de bienfaisance de son mari et poursuit ses devoirs auprès de la Croix Rouge, de la Société française de Secours aux Blessés militaires engagés depuis août 1914. Elle participe à toutes les autres initiatives suscitées par la guerre dont l’Œuvre du Tricot du Soldat, les secours aux prisonniers de guerre et à leurs familles, organisation de ventes de charité, ...

Citations et décorations :

  • pas de citation ni décoration répertoriées à ce jour
Agard photo
Agard Lettre de son oncle 
Agard Lettre de M. Morand 
 
Pierre, Jean, Baptiste Agard naît le 27 février 1889 dans la commune de Nontron en Dordogne. Il est le fils unique de Pierre-Alfred Agard et de Marie, Françoise, Louise, née Garreau-Lafaurie. Son père, originaire de Feuillade en Charente est fortuné et propriétaire. Il est conseiller municipal de Nontron et très impliqué dans le développement agricole de la région.
Après de bonnes études au lycée Guez de Balzac à Angoulême, bachelier, Pierre Agard s’inscrit à la Faculté de Droit de Paris et à l'Ecole libre des sciences politiques. Il est licencié en droit le 16 juillet 1910.
En octobre 1910, il fait son service militaire au 50e Régiment d’Infanterie à Périgueux. Sitôt libéré, il prépare son doctorat et demande son inscription au Barreau de Paris. Il est y admis le 9 juillet 1913.
Dès l’ordre de mobilisation générale, Pierre Agard rejoint son corps à Périgueux, le 3 août 1914 comme brancardier.
Il est à Villers-Daucourt et à Givry-en-Argonne dès le 7 août. A la suite de l’ordre donné aux 3e et 4e armées de lancer dans les Ardennes et le Luxembourg « une offensive violente et soudaine », Pierre Agard avec son régiment marche vers le nord dès le 20 août 1914. Le 21, il se trouve à l’est de Carignan, près de la frontière belge. Le 22, il est à Saint Médard en Belgique où l’armée française éprouve de fortes pertes au combat contre l’ennemi.
C’est dans la journée du 23 août 1914, aussi meurtrière que la précédente, que le brancardier Pierre Agard occupé à secourir des blessés à Saint-Médard est resté aux mains de l’ennemi et fait prisonnier.
Interné au camp de Göttingen puis à celui d’Ohrdruf où il collabore au journal des prisonniers, La Gazette d’Ohrdruf; puis, pour des raisons inconnues, Pierre Agard est envoyé dans un camp de représailles en région de Courlande où pendant près de huit mois, il souffre de privation de nourriture, de froid, de travail excessif, de mauvais traitements.
Rendu à la liberté et à sa famille, le 10 octobre 1916, Pierre Agard rejoint son dépôt à Périgueux dix jours plus tard. Epuisé par les souffrances physiques et morales engendrées pendant sa captivité, ses forces trahissent son courage, il meurt, le 25 octobre, à l'hôpital mixte de Périgueux, il a 27 ans.
Agard nécrologie
Le père de Pierre Agard, cruellement atteint par le décès de son fils unique meurt le 10 décembre 1916. A sa mort, il lègue une partie de sa fortune pour que soit édifié dans sa propriété de Talivaud, un hôpital civil et militaire portant son nom et celui de son fils.
La mère de Pierre Agard, malgré les terribles épreuves, s’associe aux œuvres de bienfaisance de son mari et poursuit ses devoirs auprès de la Croix Rouge, de la Société française de Secours aux Blessés militaires engagés depuis août 1914. Elle participe à toutes les autres initiatives suscitées par la guerre dont l’Œuvre du Tricot du Soldat, les secours aux prisonniers de guerre et à leurs familles, organisation de ventes de charité, ...

Citations et décorations :

  • pas de citation ni décoration répertoriées à ce jour

Sources ODAP

  • Portrait de Pierre Agard

  • Lettre de son oncle au Bâtonnier (30 octobre 1916)

  • Lettre de M. Morand au Bâtonnier (9 octobre 1927)

  • Journal La Libre Parole – jeudi 2 novembre – Nécrologie

Autres Sources

 

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