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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

D Armau photo
d'Armau de Pouydraguin Lettre de sa mère au Bâtonnier 
C’est en Bourgogne, à Blaisy-Bas que naquit, le 4 août 1892, Jacques d’Armau de Pouydraguin, fils et petit-fils d’officiers supérieurs. Deuxième enfant d’une famille d’un aristocrate alsacien qui avait fait le choix, en 1871, de rester français, il fit ses études au lycée Buffon à Paris. Après de brillantes études de droit, il fut plusieurs fois lauréat des facultés et obtint sa licence le 2 juillet 1912. Il fut admis au Stage quelques semaines plus tard, le 23 juillet de la même année.
Retiré du Tableau le 6 octobre 1913 pour pouvoir effectuer son service militaire, il rejoint, dès le début de la guerre, le 37ème Régiment d’Infanterie avec le grade de sous-Lieutenant.
Alors que son père, Gaston d’Armau de Pouydraguin, était promu, en septembre 1914, Général, il suivait son régiment engagé dans la terrible et sanglante bataille d’Ypres. Blessé en décembre 1914, à Bishoote en Belgique, il retournait au front dès le début du printemps 1915.
Au début du mois de mai 1915, le 37ème Régiment d’Infanterie fut appelé à participer à la bataille d’Artois. Dans le même temps, son frère Augustin, tout jeune sorti de Saint-Cyr, né en 1896, rejoignait le 26ème Régiment d’Infanterie également en Artois.
C’est donc côte à côte qu’ils participèrent à l’attaque du « Labyrinthe » qui commença le 9 mai 1915. A 10 heures du matin, Augustin d’Armau de Pouydraguin s’élance à la tête de section à l’attaque du cimetière de Neuville St Vaast. Un tir fourni de mitraillette met fin à sa courte vie, il avait 19 ans. A la fin de la matinée, 700 soldats du 26ème Régiment d’Infanterie avaient subi le même sort.
Le surlendemain, le 11 mai 1915, c’est à Jacques d’Armau de Pouydraguin d’assurer, à la baïonnette, la défense du cimetière de Neuville St Vaast.
Tout comme son frère, deux jours plus tôt, il y trouvera la mort d’une balle reçue en pleine tête.
Le Général Gaston d’Armau de Pouydraguin, devenu après-guerre Gouverneur Militaire de Strasbourg, fit le choix de laisser les dépouilles de ses deux fils sur les lieux où ils étaient tombés. C’est ainsi que, dans la nécropole militaire de Maroeuil, parmi les 585 croix blanches, il en est deux appuyées à un mur de briques, Allée 1, qui réunit à jamais, dans le même souvenir, Jacques d’Armau de Pouydraguin et son frère Augustin, Chevaliers de la Légion d’Honneur et Croix de Guerre à titre posthume.

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre de l'Armée, le 25 avril 1915 : 

    « D'une bravoure et d'un courage au-dessus de tout éloge. Etant chef de patrouille est tombé dans une embuscade. Sommé de se rendre, a déchargé son revolver sur les allemands qui l'entouraient, a réussi à s'échapper et à entrer dans nos lignes en ramenant personnellement deux de ses hommes blessés ».

  • Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, le 27 avril 1920 : 

    « Toujours le premier au danger, s'est jeté bravement à l'attaque d'un cimetière, a tué les allemands qui le défendaient, a enlevé à la baïonnette une des faces de ce point d'appui. est tombé face à l'ennemi donnant à tous l'exemple d'une héroîque bravoure. A été cité ».

D Armau photo
d'Armau de Pouydraguin Lettre de sa mère au Bâtonnier 
C’est en Bourgogne, à Blaisy-Bas que naquit, le 4 août 1892, Jacques d’Armau de Pouydraguin, fils et petit-fils d’officiers supérieurs. Deuxième enfant d’une famille d’un aristocrate alsacien qui avait fait le choix, en 1871, de rester français, il fit ses études au lycée Buffon à Paris. Après de brillantes études de droit, il fut plusieurs fois lauréat des facultés et obtint sa licence le 2 juillet 1912. Il fut admis au Stage quelques semaines plus tard, le 23 juillet de la même année.
Retiré du Tableau le 6 octobre 1913 pour pouvoir effectuer son service militaire, il rejoint, dès le début de la guerre, le 37ème Régiment d’Infanterie avec le grade de sous-Lieutenant.
Alors que son père, Gaston d’Armau de Pouydraguin, était promu, en septembre 1914, Général, il suivait son régiment engagé dans la terrible et sanglante bataille d’Ypres. Blessé en décembre 1914, à Bishoote en Belgique, il retournait au front dès le début du printemps 1915.
Au début du mois de mai 1915, le 37ème Régiment d’Infanterie fut appelé à participer à la bataille d’Artois. Dans le même temps, son frère Augustin, tout jeune sorti de Saint-Cyr, né en 1896, rejoignait le 26ème Régiment d’Infanterie également en Artois.
C’est donc côte à côte qu’ils participèrent à l’attaque du « Labyrinthe » qui commença le 9 mai 1915. A 10 heures du matin, Augustin d’Armau de Pouydraguin s’élance à la tête de section à l’attaque du cimetière de Neuville St Vaast. Un tir fourni de mitraillette met fin à sa courte vie, il avait 19 ans. A la fin de la matinée, 700 soldats du 26ème Régiment d’Infanterie avaient subi le même sort.
Le surlendemain, le 11 mai 1915, c’est à Jacques d’Armau de Pouydraguin d’assurer, à la baïonnette, la défense du cimetière de Neuville St Vaast.
Tout comme son frère, deux jours plus tôt, il y trouvera la mort d’une balle reçue en pleine tête.
Le Général Gaston d’Armau de Pouydraguin, devenu après-guerre Gouverneur Militaire de Strasbourg, fit le choix de laisser les dépouilles de ses deux fils sur les lieux où ils étaient tombés. C’est ainsi que, dans la nécropole militaire de Maroeuil, parmi les 585 croix blanches, il en est deux appuyées à un mur de briques, Allée 1, qui réunit à jamais, dans le même souvenir, Jacques d’Armau de Pouydraguin et son frère Augustin, Chevaliers de la Légion d’Honneur et Croix de Guerre à titre posthume.

Citations et décorations :

  • Cité à l'Ordre de l'Armée, le 25 avril 1915 : 

    « D'une bravoure et d'un courage au-dessus de tout éloge. Etant chef de patrouille est tombé dans une embuscade. Sommé de se rendre, a déchargé son revolver sur les allemands qui l'entouraient, a réussi à s'échapper et à entrer dans nos lignes en ramenant personnellement deux de ses hommes blessés ».

  • Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, le 27 avril 1920 : 

    « Toujours le premier au danger, s'est jeté bravement à l'attaque d'un cimetière, a tué les allemands qui le défendaient, a enlevé à la baïonnette une des faces de ce point d'appui. est tombé face à l'ennemi donnant à tous l'exemple d'une héroîque bravoure. A été cité ».

Sources ODAP

  • Portrait de Jacques d'Armau de Pouydraguin
  • Lettre de sa mère au Bâtonnier (31 mai 1915)

Autres Sources

 

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