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Musée du Barreau

25 rue du Jour

75001 Paris

Tél : 01 44 32 47 48

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Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles : correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, compléteront les collections du Musée..

Andreis photo
Andreis lettre M Oriol
Andreis lettre confrere
Henri Andreis est né à Nice, le 28 mars 1892. Il est l’unique enfant survivant des quatres de Marie Claire, née de Bres et d’Annibal Andreis, avocat, Juge de paix du canton est de Nice, Maire de Bonson et sous-préfet de Puget-Theniers (Alpes-Maritimes).
Elève au lycée Massena de Nice, il est bachelier ès-lettres en 1910.
Etudiant à la faculté d’Aix en Provence, il est licencié en droit avec la mention très bien avec félicitations du jury, le 10 juillet 1913.
Le 11 novembre 1913, il prête serment et exerce au Barreau de Paris. Parallèlement, il prépare un doctorat de sciences-juridiques à la faculté de Paris qu’il obtient le 9 juin 1914 avec mention bien.
Le 4 août 1914, Il est appelé et rejoint le 111ème régiment d’infanterie. Henri Andreis est au front à partir du 13 septembre 1914 dans la Marne puis remonte dans la Meuse dans les environs de Verdun. A partir de mars 1915, avec son régiment, il est en position dans le bois de Malancourt à l’ouest de Verdun, c’est en mars 1915 qu’il devient agent de liaison du colonel Perrier.
Souffrant d’une double otite en mai 1915, il refuse de se faire évacuer et après huit jours de soins, il reprend son poste d’agent de liaison auprès du colonel Perrier.
En 1916, en première ligne, lors de l’offensive allemande lancée sur Verdun et ses alentours dès le 21 février, dans la nuit du 24 au 25 février, à son poste à Avocourt à l’ouest du front de Verdun, il est blessé mortellement sous les bombardements incessants.
Henri Andreis, soldat 1ère classe, est mort pour la France, il n’avait pas encore 24 ans.
« Votre fils, Cher Monsieur, était un peu le mien. Je l’aimais pour ses qualités de cœur et d’esprit, pour sa gentillesse et son culte du devoir. Sa perte a été cruellement ressentie au 111e et en particulier dans le groupe des soldats d’élite qui m’entourait, et dont il faisait partie » témoignait le colonel Perrier de son agent de liaison dans une lettre annonçant la nouvelle du décès à son père.
« Henri Andreis avait été mon élève et j’avais gardé avec lui des relations d’amitié. En lui, comme dans beaucoup de nos jeunes, je sentais et j’admirais cette rectitude morale, ce sérieux de l’intelligence, cet élan discret du cœur, toutes ces qualités qui ont donné tant de héros ! » écrivait son ancien Professeur au Lycée Masséna à Nice, Monsieur Oriol au Bâtonnier de Paris.
Le général de Salins, le « Vainqueur de Douaumont » faisait citer Henri Andreis à l’Ordre de la 29e Division, le 10 mars 1916. 

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre 73 de la 29e Division, le 10 mars 1916 : « Sur le front depuis le début des hostilités, aurait pu se faire évacuer à la suite d’une otite double. A voulu rester à son poste de liaison où il donné le plus bel exemple d’énergie et de bravoure. A été tué au cours du bombardement dans la nuit du 24 au 25 février 1916 ».
  • Médaille militaire et Croix de guerre à titre posthume.
Andreis photo
Andreis lettre M Oriol
Andreis lettre confrere
Henri Andreis est né à Nice, le 28 mars 1892. Il est l’unique enfant survivant des quatres de Marie Claire, née de Bres et d’Annibal Andreis, avocat, Juge de paix du canton est de Nice, Maire de Bonson et sous-préfet de Puget-Theniers (Alpes-Maritimes).
Elève au lycée Massena de Nice, il est bachelier ès-lettres en 1910.
Etudiant à la faculté d’Aix en Provence, il est licencié en droit avec la mention très bien avec félicitations du jury, le 10 juillet 1913.
Le 11 novembre 1913, il prête serment et exerce au Barreau de Paris. Parallèlement, il prépare un doctorat de sciences-juridiques à la faculté de Paris qu’il obtient le 9 juin 1914 avec mention bien.
Le 4 août 1914, Il est appelé et rejoint le 111ème régiment d’infanterie. Henri Andreis est au front à partir du 13 septembre 1914 dans la Marne puis remonte dans la Meuse dans les environs de Verdun. A partir de mars 1915, avec son régiment, il est en position dans le bois de Malancourt à l’ouest de Verdun, c’est en mars 1915 qu’il devient agent de liaison du colonel Perrier.
Souffrant d’une double otite en mai 1915, il refuse de se faire évacuer et après huit jours de soins, il reprend son poste d’agent de liaison auprès du colonel Perrier.
En 1916, en première ligne, lors de l’offensive allemande lancée sur Verdun et ses alentours dès le 21 février, dans la nuit du 24 au 25 février, à son poste à Avocourt à l’ouest du front de Verdun, il est blessé mortellement sous les bombardements incessants.
Henri Andreis, soldat 1ère classe, est mort pour la France, il n’avait pas encore 24 ans.
« Votre fils, Cher Monsieur, était un peu le mien. Je l’aimais pour ses qualités de cœur et d’esprit, pour sa gentillesse et son culte du devoir. Sa perte a été cruellement ressentie au 111e et en particulier dans le groupe des soldats d’élite qui m’entourait, et dont il faisait partie » témoignait le colonel Perrier de son agent de liaison dans une lettre annonçant la nouvelle du décès à son père.
« Henri Andreis avait été mon élève et j’avais gardé avec lui des relations d’amitié. En lui, comme dans beaucoup de nos jeunes, je sentais et j’admirais cette rectitude morale, ce sérieux de l’intelligence, cet élan discret du cœur, toutes ces qualités qui ont donné tant de héros ! » écrivait son ancien Professeur au Lycée Masséna à Nice, Monsieur Oriol au Bâtonnier de Paris.
Le général de Salins, le « Vainqueur de Douaumont » faisait citer Henri Andreis à l’Ordre de la 29e Division, le 10 mars 1916. 

Citations et décorations :

  • Cité à l’Ordre 73 de la 29e Division, le 10 mars 1916 : « Sur le front depuis le début des hostilités, aurait pu se faire évacuer à la suite d’une otite double. A voulu rester à son poste de liaison où il donné le plus bel exemple d’énergie et de bravoure. A été tué au cours du bombardement dans la nuit du 24 au 25 février 1916 ».
  • Médaille militaire et Croix de guerre à titre posthume.

Sources ODAP

  • Portrait d’Henri Andreis
  • Lettre de M. Oriol au Bâtonnier de Paris (6 mai 1916)
  • Lettre d’un confrère niçois au Bâtonnier de Paris (7 mars 1916)
  • Citation à l’Ordre 73 de la 29e Division du 10 mars 1916
Andreis citation

Autres Sources

 

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