Raymond Persin est né en 1870 dans le Pas de Calais. Fils du receveur des finances de Paris, Edouard Persin, il étudie d’abord au Lycée Michelet de Vanves –il deviendra par la suite Président de l’Association des anciens élèves - avant de poursuivre des études de droit.

Photographie Raymond Persin

 

Il prête serment au barreau de Paris le 23 novembre 1892 avant de s’inscrire au tableau en 1893. Après une suspension d’une année pour avoir travaillé auprès d’un avoué, il devient le collaborateur d’Henri Robert.

En 1905, il se marie avec Mlle Madeleine Muller, fille d’un ancien industriel, avec pour témoin son confrère Henri Robert. Son confrère Hippolyte Reverdy, mort pour la France en 1914, également présent à cette cérémonie avait fait une démonstration de chant très remarquée (Gil Blas du 30 juin 1905). De ce mariage naitra une fille, Colette.

Passionné par les arts, la peinture et la sculpture, il mène en parallèle une carrière artistique. Elève du sculpteur marseillais Auguste Carli (1868-1930), Raymond Persin réalise plusieurs sculptures et médailles qu’il expose, entre 1909 et 1924, à plusieurs reprises au Salon de Paris.

L’Ordre des Avocats au Barreau de Paris conserve quelques-unes des médailles réalisées pour ces confrères, notamment celle de Fernand Labori.

Plaque Fernand Labori

Raymond Persin a été marqué le premier conflit mondial. Il a en effet perdu nombre de ses confrères dont plusieurs proches. Il est l’auteur du Monument aux Morts du Barreau de Paris, élevé par ses soins et à ses frais, en 1919, dans la Salle haute de la Bibliothèque. Ce bas-relief en bronze lui valut la Croix de la Légion d’Honneur.

Il a également réalisé un bas-relief en bronze de son confrère Frédéric Clément, mort au front en 1915.

ClementEnsemble copyright

En 1924, il présente au Salon annuel de la Société des artistes français, dont il est membre, une sculpture intitulée « La France veille ». Cette « France » est représentée sous les traits d’une femme, « coiffée d’un casque orné d’un coq gaulois en posture de combat, les mains énergiquement appuyées sur une épée, fixant l’horizon d’un regard calme et profond » écrira son confrère Benjamin Landowski dans Les Echos parisiens du 30 mai 1924. Cette sculpture ornera en 1928 le Monument aux morts de la ville de Thomery en Seine et Marne, détruit aujourd’hui.

 La France veille Thomery

« La mort l’a surpris alors qu’il paraissait en pleine santé » écrira La Gazette du Palais du 1er et 2 juillet 1934. La veille de sa mort, il prenait part au dépouillement des votes du premier tour des élections ordinales ; «Plusieurs, parmi ses confrères, purent le saluer et s’entretenir avec lui. Hélas : le soir il n’était plus » (La Gazette du Palais du 1er et 2 juillet 1934). Il décédera le soir du 28 juin 1934, quelques mois après avoir marié sa fille.

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